Après les résultats décevants de Mobistar et Telenet, leur concurrent Belgacom ne pouvait pas être en reste. Et ce ne fut d'ailleurs pas le cas. Sous la houlette de la CEO Dominique Leroy, le groupe est parvenu à battre les attentes pour le 2e trimestre consécutif. Ce succès a été récompensé en Bourse : cette année, l'action s'est déjà hissée de plus de 40%. Son chiffre d'affaires (CA) a reculé de 5,2% sur base annuelle, à 1,487 milliard EUR, alors qu'on tablait sur un repli de 6,6%. L'essentiel du repli est imputable à la vente de Telindus France, ce qui a permis de limiter la baisse du CA sous-jacent à 1%. Qui plus est, les divisions Consommateurs et Entreprises ont conn...

Après les résultats décevants de Mobistar et Telenet, leur concurrent Belgacom ne pouvait pas être en reste. Et ce ne fut d'ailleurs pas le cas. Sous la houlette de la CEO Dominique Leroy, le groupe est parvenu à battre les attentes pour le 2e trimestre consécutif. Ce succès a été récompensé en Bourse : cette année, l'action s'est déjà hissée de plus de 40%. Son chiffre d'affaires (CA) a reculé de 5,2% sur base annuelle, à 1,487 milliard EUR, alors qu'on tablait sur un repli de 6,6%. L'essentiel du repli est imputable à la vente de Telindus France, ce qui a permis de limiter la baisse du CA sous-jacent à 1%. Qui plus est, les divisions Consommateurs et Entreprises ont connu ensemble une hausse de 1,1%, alors que le repli le plus marqué du CA (-6,1%) a été enregistré par la division BICS (services de carrier international). C'est moins grave, cependant, dans la mesure où cette activité dégage les marges les plus étroites. Après trois trimestres en 2014, le CA du groupe s'élève à présent à 4,41 milliards EUR, soit 1,2% de moins qu'un an plus tôt. Pour l'ensemble de l'exercice, Belgacom prévoit un repli de 1 à 2%. C'est surtout le cash-flow opérationnel sous-jacent (EBITDA) qui, à 431 millions EUR, est nettement supérieur aux attentes, et s'est même accru en rythme annuel de 1,5%. Belgacom est parvenu à réduire les coûts opérationnels de 3,4%, ce qui a permis à la marge (29%) de s'améliorer. L'EBITDA est déjà de 3,1% supérieur à celui de la même période l'an dernier après trois trimestres. Ce qui a incité Belgacom à relever une deuxième fois ses prévisions. Initialement, le groupe tablait pour 2014 sur un repli de l'EBITDA de 3 à 4%. Après le premier semestre, il a réduit sa fourchette à 1 à 2%, et la nouvelle estimation fait même état d'une légère augmentation sur base annuelle. La marge d'EBITDA de la division Entreprises, à 52,6%, est légèrement supérieure à celle du pôle Consommateurs (47%). Le 'rebranding' de Belgacom en Proximus devrait cependant impliquer des dépenses supplémentaires au cours des trimestres à venir. En décembre, Belgacom versera à nouveau un dividende intermédiaire de 0,5 EUR par action. Le dividende annuel a été à nouveau établi à 1,5 EUR par action et le conseil d'administration affirme que le versement restera au même niveau en 2015 et 2016. Ce qui suppose que la direction a suffisamment confiance dans l'avenir de l'entreprise et dans l'évolution de ses cash-flows libres. La nouvelle CEO a clairement annoncé dès le départ que le groupe ne consentirait pas plus de dettes pour pouvoir verser son dividende. Ce qui n'était pas le cas lorsque Didier Bellens dirigeait Belgacom, qui versait alors davantage que ses cash-flows libres. Après trois trimestres en 2014, ceux-ci totalisent 629 millions EUR, contre 410 millions EUR un an plus tôt. Le rendement de dividende a évidemment reculé à environ 5% brut (3,8% net), mais à titre de comparaison, Mobistar et Telenet ne distribuent depuis peu même plus du tout de dividende.ConclusionLe redressement opérationnel de Belgacom se poursuit et, pour la deuxième fois en deux trimestres, les prévisions d'EBITDA ont été relevées. La confirmation d'un dividende stable pour les prochaines années est également un soulagement pour les actionnaires. Revers de la médaille : la valorisation (7 fois l'EBITDA) s'est tendue, pour dépasser la moyenne du secteur.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A