Les volumes de vente ont eu beau diminuer de 8% au premier trimestre, le chiffre d'affaires (CA) du groupe a augmenté de 23%, bien plus que prévu, grâce à l'amélioration du portefeuille de produits et, surtout, à la répercussion systématique des coûts plus élevés sur les prix finaux - ce qui montre que les produits du groupe sont très prisés. Au vu des nombreuses incertitudes macroéconomiques, la direction n'a pas donné de prévisions concrètes de bénéfices dans son rapport d'activité relatif au premier trimestre, mais elle a réitéré les ambitions fixées pour la période 2022-2026, à savoir une marge sur le bénéfice d'exploitation (Ebit/CA) sous-jacente de 9% à 11% tout au long du cycle.
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Les volumes de vente ont eu beau diminuer de 8% au premier trimestre, le chiffre d'affaires (CA) du groupe a augmenté de 23%, bien plus que prévu, grâce à l'amélioration du portefeuille de produits et, surtout, à la répercussion systématique des coûts plus élevés sur les prix finaux - ce qui montre que les produits du groupe sont très prisés. Au vu des nombreuses incertitudes macroéconomiques, la direction n'a pas donné de prévisions concrètes de bénéfices dans son rapport d'activité relatif au premier trimestre, mais elle a réitéré les ambitions fixées pour la période 2022-2026, à savoir une marge sur le bénéfice d'exploitation (Ebit/CA) sous-jacente de 9% à 11% tout au long du cycle.Que le groupe atteigne une marge de 9% sur les ventes cette année serait une belle performance. Car les actions cycliques comme Bekaert font face à un véritable parcours du combattant: les confinements en Chine brident la demande de produits de renforcement du caoutchouc pour les pneumatiques, les perturbations des chaînes logistiques et la hausse des coûts vont durer et la guerre en Ukraine est source de nombreuses incertitudes. Le groupe profite toutefois d'une forte dynamique des ventes sur les marchés européen et nord-américain. En Amérique latine, la demande se redresse après un début d'année hésitant. Bekaert bénéficie aussi de plus en plus de la transition climatique. Il voit par exemple s'accroître ses ventes d'armatures en béton à faible teneur en carbone. Présent sur une large partie du globe, le groupe est également bien positionné pour faire face aux tendances actuelles de démondialisation.Pour la direction, la croissance des ventes amorcée au premier trimestre n'a donc aucune raison de ralentir. Les ventes pourraient augmenter de 20% sur l'exercice. Les marges bénéficiaires devraient également pouvoir se maintenir dans l'ensemble grâce à la stricte répercussion des hausses de coûts évoquée. La légère baisse des volumes pourrait peser sur la rentabilité, mais le groupe a considérablement augmenté son efficacité opérationnelle ces dernières années.La réévaluation des stocks à la suite de la hausse des cours des matières premières avait dopé le bénéfice d'exploitation de 120 millions d'euros en 2021. En l'absence de ce bonus cette année, une marge bénéficiaire de 10,6% semble peu probable. Pour autant, l'action n'est pas survalorisée. Une marge de 8% appliquée à un CA de 6 milliards d'euros se traduirait par un bénéfice d'exploitation de 480 millions d'euros, proche du bénéfice d'exploitation sous-jacent de 515 millions d'euros de l'an dernier. Le bénéfice par action flirterait avec les 7 euros.Les bons résultats de ces dernières années ont également renforcé le bilan de Bekaert. Le ratio d'endettement est tombé à 0,6 fois le cash-flow d'exploitation, si bien que la direction a pu relever le dividende à 1,5 euro et lancer un programme de rachats d'actions de 120 millions d'euros. Si le groupe parvient à maintenir ses résultats, une nouvelle augmentation de la rémunération des actionnaires est possible.Les investisseurs sous-estiment toujours la transformation initiée par Bekaert ces dernières années. Grâce à l'amélioration de l'efficacité opérationnelle et à une répercussion systématique de la hausse des coûts, la rentabilité s'est sensiblement accrue. Le bénéfice d'exploitation diminuera légèrement cette année, mais la valorisation demeure très attractive, à un ratio cours/bénéfice de 6. Par conséquent, nous maintenons notre recommandation d'achat.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 39 eurosTicker: BEK BBCode ISIN: BE0974258874Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2,36 milliards EURC/B 2021: 6C/B attendu 2022: 6Perf. cours sur 12 mois: -2%Perf. cours depuis le 01/01: -1%Rendement du dividende: 4%