Les marges de Bekaert sont affectées davantage et plus durablement qu'attendu. Si bien que l'entreprise a, tardivement d'ailleurs, revu à la baisse son bénéfice prévisionnel pour le premier semestre. Le bénéfice d'exploitation sous-jacent a reculé de quelque 37% et la marge sous-jacente s'est contractée à 5,1%. Or à plus long terme, c'est une marge de 10% que Bekaert ambitionne d'atteindre. L'an dernier déjà, l'érosion de moitié de la marge avait fait chuter d'autant le cours de l'action. La direction de l'entreprise a annoncé que le bénéfice opérationnel serait meilleur au second semestre mais, sur l'ensemble de l'exercice, nettement moindre qu'en 2017. Elle entend tout mettre en oeuvre pour inverser la vapeur.
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Les marges de Bekaert sont affectées davantage et plus durablement qu'attendu. Si bien que l'entreprise a, tardivement d'ailleurs, revu à la baisse son bénéfice prévisionnel pour le premier semestre. Le bénéfice d'exploitation sous-jacent a reculé de quelque 37% et la marge sous-jacente s'est contractée à 5,1%. Or à plus long terme, c'est une marge de 10% que Bekaert ambitionne d'atteindre. L'an dernier déjà, l'érosion de moitié de la marge avait fait chuter d'autant le cours de l'action. La direction de l'entreprise a annoncé que le bénéfice opérationnel serait meilleur au second semestre mais, sur l'ensemble de l'exercice, nettement moindre qu'en 2017. Elle entend tout mettre en oeuvre pour inverser la vapeur. Parmi les éléments qui pèsent sur sa rentabilité depuis plusieurs trimestres, il y a avant tout la forte hausse des prix du fil machine, la matière première indispensable au tréfileur. L'an dernier, son prix a augmenté de 30 à 50% en moyenne. Une flambée qui reflète la volonté de certaines entreprises du secteur sidérurgique de rétablir leur rentabilité. Pour sa part, Bekaert n'a toujours pas répercuté entièrement les prix sur ses clients. Mais heureusement pour l'entreprise, la demande reste élevée sur ses marchés de débouchés, en témoigne la croissance des volumes. Celle-ci contribuera à combler l'écart qui s'est creusé entre les prix des produits primaires et ses prix de vente, et à redresser ses marges. Un véritable exercice d'équilibriste, du moins sur le marché européen. Mais, a assuré le CEO, Matthew Taylor: "Nous maîtrisons de mieux en mieux cet exercice. Notre pouvoir de fixation des prix augmente."Les performances de Bridon-Bekaert Ropes Group (BBRG) déçoivent elles aussi depuis plusieurs trimestres; la filiale de Bekaert s'est complètement fourvoyée dans sa politique de prix. Pendant 18 mois, elle n'a pas répercuté les appréciations des cours des matières premières sur les prix de vente. En outre, la complexité croissante de l'offre de produits a entraîné une hausse de ses coûts de production. L'on peut s'attendre, mais à plus longue échéance, à une amélioration de la situation, vu les mesures qu'a prises le directeur nommé en juillet. En Chine, Bekaert a dû reporter la commercialisation de son fil à scier diamanté, des permis environnementaux supplémentaires y étant subitement devenus nécessaires. Une manoeuvre délibérée, disent certains, la Chine favorisant ainsi ses producteurs. L'entreprise estime que, sur ce marché, la vente de fil à scier pour panneaux solaires devrait devenir rentable à partir du quatrième trimestre. Des facteurs internes également, telle l'inflation générale des coûts, affectent la rentabilité de Bekaert. Ainsi un certain nombre d'investissements dans l'expansion de ses activités ont-ils coûté plus cher qu'attendu. La direction cherchera à atteindre le même niveau de production à moindre coût. Compte tenu des problèmes que Bekaert doit encore résoudre, notre dernière recommandation, " acheter ", était hâtive. Cela étant, c'est principalement la hausse des cours des matières premières qui a pesé sur la rentabilité et le cours de Bekaert. A un cours/bénéfice de 10 et un rapport valeur d'entreprise/Ebitda de 6, la valorisation actuelle peut être qualifiée d'attrayante, d'autant que la période la plus difficile semble passée. C'est pourquoi nous estimons que le titre est toujours digne d'achat. Bien entendu, il faudra laisser à Bekaert le temps de regagner la confiance du marché. Autrement dit: le redressement du cours sera lent. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 23,95 eurosTicker : BEK BBCode ISIN : BE0974258874Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,4 milliard EURC/B 2017 : 14C/B attendu 2018 : 10Perf. cours sur 12 mois : -41 % Perf. cours depuis le 01/01 : -33 %Rendement du dividende : 4,7 %