Au 31 décembre, le carnet de commandes du groupe s'était accru de pas moins de 51% par rapport à l'année précédente. À comparer à 35,4% au 30 septembre, et 34% au 30 juin. Et si l'on tient compte des produits finis à la fin de l'année, il s'est même étoffé de 57% par rapport à fin 2015. La direction du groupe a prévenu qu'environ 10% de ces commandes influeront sur les chiffres de ventes de 2018. Et l'on peut d'ores et déjà anticiper un bon exercice 2017.
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Au 31 décembre, le carnet de commandes du groupe s'était accru de pas moins de 51% par rapport à l'année précédente. À comparer à 35,4% au 30 septembre, et 34% au 30 juin. Et si l'on tient compte des produits finis à la fin de l'année, il s'est même étoffé de 57% par rapport à fin 2015. La direction du groupe a prévenu qu'environ 10% de ces commandes influeront sur les chiffres de ventes de 2018. Et l'on peut d'ores et déjà anticiper un bon exercice 2017. Le parcours de Jensen est admirable. En témoignent les chiffres de l'exercice écoulé : la croissance du chiffre d'affaires est désormais supérieure à 10% (+11,1%, contre +9,2% au premier semestre et +9,5% après trois trimestres), à 318,2 millions d'euros. Cela dit, le rapport annuel comporte des points moins positifs. Les investissements du groupe, notamment dans l'extension de sa capacité de production, ont clairement pesé sur sa rentabilité. Le recul de 10,3% du cash-flow opérationnel (EBITDA) le confirme. Il est passé de 31,7 à 28,5 millions d'euros, ou de 4,06 à 3,64 euros par action, malgré l'augmentation du chiffre d'affaires de 11,1%. La marge d'EBITDA s'est érodée en conséquence, de 11,1 à 9%. Le résultat opérationnel (EBIT) est lui ressorti à 25,1 millions d'euros, affichant malgré tout une légère augmentation de 1,1%, mais la marge d'EBIT s'est repliée de 8,7 à 7,9%. Le résultat net s'est établi à 16,9 millions d'euros (2,19 euros par action), soit un recul de 4,1% par rapport à 2015 (17,7 millions d'euros ou 2,24 euros par action). Mais la proposition que fera la direction du groupe, à la prochaine assemblée générale des actionnaires, de verser en sus du dividende " ordinaire " de 0,25 euro par action un dividende supplémentaire de 0,25 euro par action, convainc encore de la situation confortable de Jensen. Il y a deux ans, elle avait déjà attribué un dividende " spécial " de 0,15 euro par action. L'an dernier, Jensen a pris une participation de 30% dans Tolan Global, le producteur et vendeur de machines à laver indépendant qui distribue en Turquie depuis déjà cinq ans les équipements du spécialiste belge. Le 1er juillet, Jensen a également absorbé les activités de son distributeur norvégien. Il a par ailleurs ouvert un centre de ventes et de services au Danemark et créé une joint-venture (Gotli Labs AG) en vue de fournir des services de gestion des données de machines à laver industrielles. Jensen Group est contrôlé par la famille danoise Jensen, par le truchement de Jensen Invest (51,7%). Dans le monde, il n'a qu'un seul concurrent important, et non coté : le groupe allemand Kannegieser.Jensen Group demeure une des valeurs prometteuses d'Euronext Bruxelles. La reprise du tourisme international (hôtels) et le vieillissement de la population (institutions de soins de santé) soutiennent la croissance de ses résultats. Sa faible rentabilité en 2016 a donné lieu à une hausse de la valorisation de l'action, qui, à 19 fois le bénéfice attendu pour 2017 et 10, 5 fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et l'EBITDA, est cependant correcte. Conseil : conserver/attendreRisque : faibleRating : 2ADevise : euro (EUR)Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 340 millions EURC/B 2016 : 19,5C/B attendu 2017 : 19Perf. cours sur 12 mois : +67 %Perf. cours depuis le 01/01 : +26 %Rendement du dividende : 0,6 %