Ce n'est pas la plus grande entreprise de services pétroliers au monde qui se plaindra de la vigoureuse remontée des cours de l'or noir et du gaz: la nette croissance des bénéfices que ce phénomène engendre va se traduire par des budgets supplémentaires à consacrer à l'exploration et à l'exploitation pétrolières, une manne bienvenue pour le géant franco-américain, qui sort de quelques années mouvementées. Après avoir dirigé l'entreprise et son conseil d'administration pendant près de 10 ans, Paal Kibsgaard avait laissé en 2019 la place à Olivier Le Peuch, entré 32 ans plus tôt chez Schlumberger; le Français avait commencé par acter pour plusieurs milliards de dollars de dépréciations au titre d'acquisitions antérieures.
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Ce n'est pas la plus grande entreprise de services pétroliers au monde qui se plaindra de la vigoureuse remontée des cours de l'or noir et du gaz: la nette croissance des bénéfices que ce phénomène engendre va se traduire par des budgets supplémentaires à consacrer à l'exploration et à l'exploitation pétrolières, une manne bienvenue pour le géant franco-américain, qui sort de quelques années mouvementées. Après avoir dirigé l'entreprise et son conseil d'administration pendant près de 10 ans, Paal Kibsgaard avait laissé en 2019 la place à Olivier Le Peuch, entré 32 ans plus tôt chez Schlumberger; le Français avait commencé par acter pour plusieurs milliards de dollars de dépréciations au titre d'acquisitions antérieures. L'année 2020 s'est inscrite sous le signe de la crise sanitaire et de ses répercussions sur le prix du pétrole, lequel rebondit toutefois spectaculairement, donc, depuis plusieurs mois. Cerise sur le gâteau: de plus en plus d'experts sont convaincus que les projets de sortie définitive des combustibles fossiles et, partant, d'arrêt des investissements dans le secteur, vont engendrer des déficits de production croissants; un monde sans combustibles fossiles n'étant pas pour demain, il va en d'autres termes falloir continuer à investir pour assurer une production de pétrole et de gaz suffisante au cours des 10 à 20 années qui viennent. Schlumberger a achevé le 3e trimestre sur un chiffre d'affaires (CA) de 5,85 milliards de dollars, soit 11% de plus qu'au terme du 3e trimestre de 2020 (5,26 milliards), et 4% de mieux en glissement trimestriel (5,63 milliards); mais un petit 2% de moins que le consensus (5,94 milliards). Toute logique qu'elle est, l'évolution du bénéfice est nettement plus impressionnante. Sous l'effet de la crise sanitaire, le 3e trimestre de 2020 avait été (légèrement) déficitaire. Le bénéfice est passé de -0,06 dollar à 0,39 dollar par action et, plus important encore, a bondi de 28% en glissement trimestriel (0,30 dollar par action au 2e trimestre). Le groupe doit son leadership à son expertise technologique dans les projets de schiste et à son ancrage international (il est actif dans 85 pays); témoin, le CA réalisé en dehors des Etats-Unis, passé entre juillet et septembre de 4,21 à 4,675 milliards de dollars, en hausse de 11% en glissement annuel, alors que le CA nord-américain atteignait 1,13 milliard de dollars (+4% en glissement annuel), ou 20% "seulement" du CA total, un pourcentage qui ne cesse de diminuer avec le temps. Les analystes tablent pour cette année sur un bénéfice de 1,25 dollar par action, soit 83% de plus que celui de l'an dernier. Pour 2022, le consensus est arrêté à 1,81 dollar par action, ce qui serait le bénéfice par action le plus élevé des cinq dernières années. Les majors pétrolières devraient investir, au cours des années qui viennent, plus qu'elles ne l'ont fait dans un passé récent. Le dividende trimestriel reste fixé à 0,125 dollar par action.Avec un CA légèrement inférieur aux prévisions, Schlumberger a achevé un trimestre mi-figue, mi-raisin. Pour son CEO, la fin de l'année s'annonce excellente. Quant à nous, nous avons, il y a un peu plus d'un mois, choisi le bon moment pour réintégrer le titre dans le portefeuille modèle. Il se pourrait que les résultats mitigés interrompent l'extraordinaire remontée du cours (+30% en l'espace de quelques semaines, +60% depuis le début de l'année); nous allons donc prendre nos bénéfices, et faire passer notre conseil d'acheter à conserver. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 33,91 dollarsTicker: SLB USCode ISIN: AN8068571086Marché: NYSECapit. boursière: 47,42 milliards USDC/B 2020: 30C/B attendu 2021: 27Perf. cours sur 12 mois: +128%Perf. cours depuis le 01/01: +57%Rendement du dividende: 1,5%