Si en 2006 Barrick a encore produit 8,6 millions d'onces troy d'or, l'an dernier, ce ne fut plus que 5,4 millions d'onces, et la production devrait encore baisser cette année, à 4,5-5 millions d'onces d'après la direction du groupe. Les analystes pronostiquent en moyenne 4,7 millions d'onces. Cette contraction était indispensable, car Barrick a commis l'erreur d'investir énormément au pire moment. Le groupe a dépensé six millions de dollars en 2012 et 2013, dans des projets qui n'ont pas porté leurs fruits, le cours de l'or s'étant inscrit en nette baisse. La dette a en conséquence culminé à 13,1 milliards de dollars en 2014, et l'érosion des cash-flows a contraint Barrick à vendre des actifs pour pouvoir continuer à honorer ses engagements. La stratégie s'est heur...

Si en 2006 Barrick a encore produit 8,6 millions d'onces troy d'or, l'an dernier, ce ne fut plus que 5,4 millions d'onces, et la production devrait encore baisser cette année, à 4,5-5 millions d'onces d'après la direction du groupe. Les analystes pronostiquent en moyenne 4,7 millions d'onces. Cette contraction était indispensable, car Barrick a commis l'erreur d'investir énormément au pire moment. Le groupe a dépensé six millions de dollars en 2012 et 2013, dans des projets qui n'ont pas porté leurs fruits, le cours de l'or s'étant inscrit en nette baisse. La dette a en conséquence culminé à 13,1 milliards de dollars en 2014, et l'érosion des cash-flows a contraint Barrick à vendre des actifs pour pouvoir continuer à honorer ses engagements. La stratégie s'est heureusement avérée efficace, puisque la dette ne s'élevait plus qu'à 6,42 milliards de dollars fin 2017. La direction du groupe entend la réduire à cinq milliards cette année. Elle a également moins investi (1,4-1,6 milliard de dollars). De nouvelles cessions d'actifs ne sont dès lors pas nécessaires, et Barrick est même apte à financer de nouveaux projets. La production du groupe devrait à nouveau augmenter à partir de l'an prochain dès lors que les coûts vont baisser. Barrick compte sur plusieurs projets pour y arriver. Parmi ceux-ci, les extensions d'actifs existants ont le plus avancé. La mine de Goldrush, au Nevada, est très proche de la mise en production. L'ouverture d'un troisième puits à Turquoise Ridge, au Nevada toujours, doublera la production annuelle de la mine. Pour le projet Cortez Deep South, un rapport environnemental est attendu au deuxième semestre, après quoi une décision concernant la construction de la mine sera prise l'an prochain. L'extension de Lagunas Norte, au Pérou, est un quatrième projet important. Le projet Pascua Lama, à la frontière entre l'Argentine et le Chili, a été mis au frigo; Barrick y a investi des milliards de dollars, mais il n'est pas rentable au cours actuel de l'or. Deux autres projets prometteurs sont mis en oeuvre dans le cadre de partenariats. Donlin Gold, en Alaska, est une joint-venture avec NovaGold. Norte Abierto, anciennement Cerro Casale (Chili), en est une autre, avec Goldcorp. Barrick mise pleinement sur la technologie en vue de réduire les coûts de production. Il a ainsi déjà pu limiter la hausse du coût total moyen (804 dollars l'once) à 4,1% au premier trimestre, malgré l'augmentation des dépenses en combustibles (hausse des prix de l'énergie), du coût de la main-d'oeuvre (hausse des salaires) et des frais d'entretien. Le coût moyen de production s'établira entre 765 et 815 dollars cette année. Les résultats du premier trimestre étaient légèrement meilleurs qu'attendu. Ceux du deuxième trimestre seront publiés le 25 juillet. En raison de la vente de sa participation dans la mine de Veladero, en Argentine, et d'un tremblement de terre à Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la production a reculé de 20% en glissement annuel, à 1,05 million d'onces troy. Le bénéfice par action, à 0,15 dollar, était cependant supérieur aux attentes des analystes (0,13).Vu l'urgence de réduire l'endettement ces dernières années, aucune croissance n'était possible sur le plan opérationnel. L'action Barrick Gold est ainsi restée à la traîne par rapport à ses concurrentes. La dette a désormais retrouvé un niveau acceptable et les perspectives ne sont pas défavorables grâce à la structure de coûts réduite et à plusieurs projets prometteurs. Barrick affiche en outre une valorisation inférieure à la moyenne du secteur. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 12,82 dollarsTicker : ABX USCode ISIN : CA0679011084Marché : New York Stock ExchangeCapit. boursière : 15 milliards USDC/B 2017 : 15C/B attendu 2018 : 17Perf. cours sur 12 mois : -18 %Perf. cours depuis le 01/01 : -11 %Rendement du dividende : 0,9 %