Après les résultats semestriels décevants, Barco a annoncé plusieurs mesures permettant à la rentabilité de se renforcer au niveau du groupe. Ainsi la division Defense&Aerospace a-t-elle été mise en vitrine. Barco n'a pas perdu de temps, et juste avant la fin du 3etrimestre, elle est arrivée à un accord avec le groupe de défense américain Esterline Corp. Celui-ci débourse 150 millions EUR pour la division, qui a réalisé à l'exercice dernier un chiffre d'affaires (CA) de 149,7 millions EUR (12,9% du CA du groupe) et une marge sur le cash-flow opérationnel (EBITDA) de 13,5%. Au 1ersemestre 2014, la branche Défense a dégagé un CA de 64 millions EUR ...

Après les résultats semestriels décevants, Barco a annoncé plusieurs mesures permettant à la rentabilité de se renforcer au niveau du groupe. Ainsi la division Defense&Aerospace a-t-elle été mise en vitrine. Barco n'a pas perdu de temps, et juste avant la fin du 3etrimestre, elle est arrivée à un accord avec le groupe de défense américain Esterline Corp. Celui-ci débourse 150 millions EUR pour la division, qui a réalisé à l'exercice dernier un chiffre d'affaires (CA) de 149,7 millions EUR (12,9% du CA du groupe) et une marge sur le cash-flow opérationnel (EBITDA) de 13,5%. Au 1ersemestre 2014, la branche Défense a dégagé un CA de 64 millions EUR et une marge d'EBITDA de 12,7%. La division vendue a livré notamment des écrans pour les véhicules de l'armée, des systèmes de cockpit et des simulateurs de vol, mais avait insuffisamment de masse critique pour jouer un rôle dominant à l'échelle mondiale. Le fait que la technologie de Barco devienne "américaine" joue également en faveur du repreneur. En début d'année, Barco a identifié les trois divisions principales du groupe. Outre le département médical, il s'agit d'Entertainment&Corporate (l'ancien Projection) et Industrial&Government (autrefois Advanced Visualisation). A présent que la vente de la branche Défense est finalisée, nous ne prévoyons plus, à court terme, de glissement au sein des activités existantes. Au 1er semestre, LiveDots (écrans pour événements) et les control rooms étaient encore des points d'attention, mais Barco a choisi de procéder à une restructuration interne. A la fin du 1er semestre, Barco avait 41 millions EUR de liquidités en caisse. La vente de la filiale aéronautique allemande Orthogon (systèmes de contrôle de navigation aérienne) a rapporté 13 millions EUR. Avec le revenu réalisé sur la branche Défense, le groupe dispose à présent d'un peu plus de 200 millions EUR de latitude financière. Ceux-ci ne seront pas encore alloués aux actionnaires, qui peuvent cependant se réjouir d'un dividende de 1,5 EUR par action, pour un rendement net de 2%. En outre, un programme de rachat d'actions propres est en cours depuis début mai, pour un budget de 10,17 millions EUR jusqu'ici. Barco fomente donc une acquisition qui renforcera ses activités principales mais ce projet prendra un certain temps. Notons encore que le récent repli de l'euro face au dollar est un élément très favorable pour Barco, qui réalise l'essentiel de ses revenus dans la devise américaine (70%). L'euro affiche actuellement le plus faible niveau depuis le printemps 2010. Le repli s'est accéléré à partir de la fin août, soit peut-être tout juste trop tard pour avoir un impact significatif sur les résultats du 3etrimestre à peine écoulé. Depuis le plancher de début août, l'action s'est déjà repliée de plus de 10%. Le marché attend aussi davantage de nouvelles concernant la succession du directeur (ECO) Eric Van Zele. ConclusionBarco a reçu un prix très correct pour sa division Défense. Reste à savoir dans quelle mesure les actionnaires en profiteront eux aussi. Quoi qu'il en soit, Barco dispose de liquidités suffisantes pour renforcer (considérablement) ses activités principales et doper sa croissance. Barco reste donc en portefeuille. Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B