Barco n'a pas du tout profité de la récente hausse de la Bourse bruxelloise. Et à première vue, les résultats annuels et les perspectives n'y peuvent rien changer. Pourtant, le relèvement modeste du dividende et l'annonce du redémarrage des rachats d'actions propres ont été accueillis positivement par les investisseurs. Le chiffre d'affaires (CA) annuel 2013 de Barco (1,158 milliard EUR) est resté à peu près identique à celui de l'année précédente. Il a cependant gagné 3% si nous faisons abstraction de l'évolution défavorable des cours de change. Le cash-flow opérationnel (EBITDA) a reculé de 4%, ce qui a entraîné une érosion des marges à 13,2%. Le résultat net est cependant en fort recul, en rai...

Barco n'a pas du tout profité de la récente hausse de la Bourse bruxelloise. Et à première vue, les résultats annuels et les perspectives n'y peuvent rien changer. Pourtant, le relèvement modeste du dividende et l'annonce du redémarrage des rachats d'actions propres ont été accueillis positivement par les investisseurs. Le chiffre d'affaires (CA) annuel 2013 de Barco (1,158 milliard EUR) est resté à peu près identique à celui de l'année précédente. Il a cependant gagné 3% si nous faisons abstraction de l'évolution défavorable des cours de change. Le cash-flow opérationnel (EBITDA) a reculé de 4%, ce qui a entraîné une érosion des marges à 13,2%. Le résultat net est cependant en fort recul, en raison de la combinaison d'une facture fiscale plus élevée et de nouvelles charges de restructuration. Barco a décidé l'an dernier de concentrer les activités de plusieurs départements sur le segment médian et d'y associer plus de services. La division Projection, qui regroupe le cinéma numérique et toutes les autres activités de projection, est la plus grande du groupe, et - actuellement - la plus rentable. Cependant, la marge d'EBITDA sur base annuelle est retombée de 18,2% à 16%. Le cinéma numérique stagne, mais l'activité Corporate AV (projecteurs pour le segment des entreprises) reste performante. Le cinéma numérique est surtout en croissance dans les pays émergents. La restructuration de Défense & aéronautique porte déjà ses fruits, puisque la division arrive en deuxième position en termes de rentabilité, avec une marge de 13,5% contre 10,5% il y a un an. Les résultats d'Advanced Visualisation (salles de contrôle avancées) sont beaucoup moins favorables. L'élargissement à de nouveaux segments de marché est difficile, même si on note une amélioration au 4e trimestre. Cependant, la marge a chuté à 6,9%, le taux le plus bas du groupe, contre encore 11,6% l'an dernier. La division médicale s'est fait remarquer avec une augmentation du nombre de commandes et une marge (13,4%) légèrement supérieure à la moyenne du groupe. Au niveau du groupe, le nombre de nouvelles commandes a augmenté l'an dernier de 1,5%. Le book-to-bill (rapport entre les nouvelles commandes et les ventes déjà facturées) est remonté au-dessus de 1 au 2e semestre, ce qui laisse présager une légère augmentation du CA. Pour 2014, Barco prévoit une croissance de CA limitée à un seul chiffre. La rentabilité devrait cependant se redresser. L'an dernier, Barco s'était fixé pour objectif un CA de 1,5 milliard EUR en 2016. Pour le réaliser, une accélération de la croissance devient peu à peu indispensable. Les cash-flows libres étaient encore négatifs au 1er semestre, en raison de la facture fiscale et du versement du dividende. La situation s'est régularisée au 2e semestre, et l'entreprise a enregistré un cash-flow positif de 70,2 millions EUR sur l'ensemble de 2013. Barco a clos l'exercice avec une position nette de trésorerie de 104,4 millions EUR. Le groupe va porter le dividende annuel à 1,5 EUR par action, ce qui représente un rendement net d'environ 2%.ConclusionL'an dernier, Barco a posé les bases de sa croissance à venir en pénétrant de nouveaux marchés et en opérant un glissement du hardware vers le software et les services. Quant à savoir si cette réorientation entraînera déjà l'augmentation souhaitée du CA et de la rentabilité en 2014, tout dépendra de la conjoncture. A 1,1 fois la valeur comptable et 12 fois le bénéfice ajusté, la valorisation est correcte.Conseil: conserver Risque: faibleRating: 3B