56,77 EUR - 3B conserver/attendre
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56,77 EUR - 3B conserver/attendreAprès l'année record qu'a été 2012, Barco a ralenti le rythme au cours du premier semestre. Mais les performances du groupe technologique ouest-flandrien ne peuvent être qualifiées de médiocres pour autant. Le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 12,6% à 597,9 millions EUR. Même s'il est dopé par la consolidation complète de Projectiondesign et Awind acquises cette année, ce chiffre n'en est pas moins supérieur aux prévisions des analystes. C'est également le cas du cash-flow opérationnel (EBITDA), en hausse de 7% à 76,7 millions EUR. La marge d'EBITDA - 12,8% - est légèrement inférieure à celle enregistrée au cours de la même période il y a un an (13,5%). Idem pour le bénéfice opérationnel (EBIT) et la marge d'EBIT (7% contre 8,2% il y a 12 mois). Avec une baisse de 27% à 30,9 millions EUR ou 2,45 EUR par action, le bénéfice net s'est établi en-deçà des attentes. Une contre-performance qui peut être expliquée par la hausse du taux d'imposition (12% au lieu de 4%) et une charge unique de 4,6 millions EUR liée à la restructuration de la division Défense. Le département Projection, qui, outre le cinéma numérique, englobe toutes les activités de projection et génère près de la moitié du CA du groupe, a fait office de locomotive au 1er semestre avec une hausse du CA de 30,4%. La marge d'EBITDA de 16,7% y est également supérieure à la moyenne du groupe, bien que le record de l'année précédente (18,3%) n'ait pas été atteint. La division a également vu ses commandes grossir de 30,4% au cours du 1er semestre. Désormais, Barco mise également sur les projecteurs de taille inférieure pour compenser le ralentissement de la croissance dans le cinéma numérique. La division Healthcare, deuxième du groupe par ordre d'importance, affiche une marge de 12,3%. La division Advanced Visualization, anciennement connue sous le nom de Control Rooms&Simulation, a enregistré des résultats inférieurs aux attentes en raison d'une baisse des commandes et d'une augmentation des dépenses de recherche et développement. Côté Defense&Aerospace, la réduction des budgets de défense a pesé sur le CA (-11,7%), même si la marge est presque aussi élevée qu'il y a un an. Une amélioration est attendue au 2e semestre. Barco a reçu pour 556,5 millions EUR de nouvelles commandes au 1er semestre, 2,5% de plus qu'il y a un an. A la fin du 2e trimestre, la valeur totale du carnet de commandes s'élevait à 440 millions EUR, soit 4,5% de moins qu'il y a six mois. La direction a été avare de détails pour ce qui concerne les prévisions de croissance sur l'ensemble de l'exercice, bien qu'elle ait reconnu qu'elle sera inférieure à celle de 2012. Les deux acquisitions précitées ont fait plonger la position nette de trésorerie à 47,5 millions EUR, contre 111,2 millions EUR à la fin de l'année dernière. En raison du versement du dividende et de l'augmentation des dépenses fiscales, le free cash-flow (cash-flow opérationnel moins dépenses d'investissement) est resté négatif au 1er semestre (-11,6 millions EUR). La hausse du cash-flow opérationnel (brut) de près de 6% sur base annuelle à 72,1 millions EUR est cependant rassurante. Début mai, Barco a distribué un dividende de 1,4 EUR brut par action. En net, il en restait 1,05 EUR, ce qui correspond à un rendement d'environ 1,8%.La perspective d'un ralentissement de la croissance a longtemps pénalisé l'action au 1{+e}{+r} semestre, jusqu'à ce que le soulagement engendré par les résultats occasionne un rebond sensible. Mais Barco n'a gagné que quelques pour cent depuis le début de cette année, soit une performance inférieure à celle du BEL20. La rentabilité devrait cependant se redresser au 2{+e} semestre, même si l'entreprise ne retrouvera plus les taux de croissance de l'an dernier. L'évolution du carnet de commandes et l'augmentation des stocks seront deux paramètres à surveiller au cours des trimestres à venir. A neuf fois le bénéfice net ajusté pour cette année, Barco présente une valorisation correcte. Vu le ralentissement de la croissance, le potentiel de hausse du cours nous semble assez limité. Nous attendrions une correction avant de racheter. A conserver (3B).