Barco a été l'une des stars d'Euronext Bruxelles au premier semestre: son cours a quasiment doublé après le relèvement des prévisions de croissance en début d'année. Cela dit, le groupe avait abaissé la barre de comparaison en excluant des résultats de 2018 la joint-venture BarcoCFG, consolidée jusqu'à fin juin 2018 uniquement. Les chiffres du premier semestre étaient globalement conformes aux attentes, à l'exception de la rentabilité, meilleure que prévu. Pour 2019, Barco table sur une croissance du chiffre d'affaires (CA) de l'ordre de 7 à 10% et une rentabilité comparable à celle du premier semestre.
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Barco a été l'une des stars d'Euronext Bruxelles au premier semestre: son cours a quasiment doublé après le relèvement des prévisions de croissance en début d'année. Cela dit, le groupe avait abaissé la barre de comparaison en excluant des résultats de 2018 la joint-venture BarcoCFG, consolidée jusqu'à fin juin 2018 uniquement. Les chiffres du premier semestre étaient globalement conformes aux attentes, à l'exception de la rentabilité, meilleure que prévu. Pour 2019, Barco table sur une croissance du chiffre d'affaires (CA) de l'ordre de 7 à 10% et une rentabilité comparable à celle du premier semestre. Le CA du groupe s'est établi à 496,4 millions d'euros, en hausse de 8,3% par rapport à l'année précédente (+4,5%, à cours de change constants) mais manquant de peu le consensus de 500,5 millions d'euros. En base annuelle, l'Ebitda a augmenté de près de 33% grâce à une meilleure maîtrise des coûts; à 67,6 millions d'euros, il dépasse le consensus de 9%. La marge d'Ebitda passe ainsi de 10,3 à 13,6% (12,4% attendus) - sur ce plan, Barco a près d'un an d'avance sur ses prévisions. Le groupe technologique a engrangé au premier semestre 533,8 millions d'euros de nouvelles commandes, soit 7,5% de plus qu'un an auparavant (4,1%, à cours de change constants). La division Entertainment a affiché des performances mitigées: à 2,7%, la croissance du CA manque les attentes, et la marge d'Ebitda, à 8%, est bien inférieure à la moyenne du groupe. Le marché des projecteurs et écrans mobiles a notamment souffert du peu d'entrain du secteur de l'événementiel aux Etats-Unis. Mais le tableau n'est pas entièrement noir: les commandes ont augmenté de 12,6%. Sur le segment Cinéma, les remplacements de projecteurs aux Etats-Unis et en Europe ont enfin décollé, et le CA a cessé de décliner en Chine. Barco a lancé une nouvelle génération de projecteurs laser et conclu un accord avec IMAX et Cineworld. La division Enterprise a brillé, avec une hausse du CA de 16,5% et une marge d'Ebitda de 20,4%. ClickShare affiche toujours de beaux résultats - l'outil est désormais installé dans plus de 600.000 salles de réunion. Le carnet de commandes de la division Enterprise a gonflé de 10,3%. La plus petite division, celle dédiée à la santé, a signé une croissance de 6,8% et à 13%, son Ebitda est proche de la moyenne du groupe. Barco a ouvert un site de production et de R&D en Chine et a pris une participation minoritaire dans Caresyntax, spécialiste des logiciels pour salles d'opération. Au terme du premier semestre, Barco disposait d'une trésorerie nette de 304,7 millions d'euros, contre encore 332 millions d'euros six mois auparavant. Le groupe a dégagé un cash-flow disponible de 41,6 millions d'euros, mais qui a été compensé par le versement du dividende, relevé en début d'année de 2,1 à 2,3 euros par action. L'application de la nouvelle norme comptable IFRS16 a aussi eu un effet négatif sur la position de trésorerie. Sur la somme totale, 217,6 millions d'euros sont disponibles immédiatement; le reste appartient à la joint-venture chinoise Cinionic. Dans ses trois divisions, Barco entend générer davantage de CA sur les logiciels et les services. Une partie des liquidités sera donc affectée à la mise en place d'une plateforme SaaS (Software as a Service), un modèle de logiciel par abonnement qui assurera davantage de revenus récurrents.Le relèvement des prévisions n'a pas surpris et est déjà intégré depuis longtemps dans le cours. Mais si l'on tient compte de la base de comparaison plus faible (déconsolidation de BarcoCFG), la hausse est très légère. La rentabilité est bien orientée et les prévisions, prudentes pour l'ensemble de l'exercice, seront probablement dépassées. Pour Barco, le principal risque réside dans l'essoufflement du moteur conjoncturel - et il est bien réel. Le titre ne nous semble pas intéressant à sa valorisation actuelle. Le cours a presque doublé depuis janvier: il est temps de vendre. Conseil: prendre ses bénéfices/vendreRisque: moyenRating: 3BCours: 188,2 eurosTicker: BAR BBCode ISIN: BE0003790079Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2,5 milliards EURC/B 2018: 31,5C/B attendu 2019: 32,7Perf. cours sur 12 mois: +80,1%Perf. cours depuis le 01/01: +90,3%Rendement du dividende: 1,2%