Au terme du premier trimestre, il était déjà clair que les fluctuations du billet vert et du yuan influenceraient les résultats semestriels de Barco. Le groupe technologique vend principalement ses produits aux Etats-Unis et, de plus en plus, en Asie. Si au début de cet exercice, l'euro s'était inscrit en forte hausse par rapport au dollar, à partir de mai, la tendance s'est inversée, sans toutefois avoir déjà eu une incidence significative sur les résultats du groupe. Mais Barco a réalisé au premier semestre un chiffre d'affaires (CA) de 498,1 millions d'euros, soit un recul de 3,8% en glissement annuel et un chiffre inférieur au consensus (516,7 millions d'euros). A cours de change constants, les ventes auraient gagné 2,7%. Le bénéfice d'exploitation a progressé de...

Au terme du premier trimestre, il était déjà clair que les fluctuations du billet vert et du yuan influenceraient les résultats semestriels de Barco. Le groupe technologique vend principalement ses produits aux Etats-Unis et, de plus en plus, en Asie. Si au début de cet exercice, l'euro s'était inscrit en forte hausse par rapport au dollar, à partir de mai, la tendance s'est inversée, sans toutefois avoir déjà eu une incidence significative sur les résultats du groupe. Mais Barco a réalisé au premier semestre un chiffre d'affaires (CA) de 498,1 millions d'euros, soit un recul de 3,8% en glissement annuel et un chiffre inférieur au consensus (516,7 millions d'euros). A cours de change constants, les ventes auraient gagné 2,7%. Le bénéfice d'exploitation a progressé de 3,3 millions d'euros, à 51,5 millions d'euros, la marge s'établissant à 10,3%. Quant à la marge brute, elle a augmenté timidement (+0,4%), à 38,8%. La direction de Barco a confirmé ses prévisions annuelles: un CA stable et des marges en légère hausse. La rentabilité progresse donc graduellement, comme escompté. Pour ce qui concerne le CA en revanche, Barco va devoir passer à la vitesse supérieure. Entertainment, la plus grande division du groupe, déçoit depuis plusieurs trimestres, et il n'en est pas allé autrement sur la période d'avril à juin. Elle inclut le segment cinéma, qui fournit des solutions de visualisation spécialisées; la dernière en date est une nouvelle génération de projecteurs laser, mais force est de constater que les anciens appareils ne sont pas remplacés par ceux-ci aussi vite qu'espéré. La division a vu son CA reculer de 7,4%, à 228,9 millions d'euros, et le nombre de nouvelles commandes se contracter de 10%. La part de marché est cependant restée stable et, surtout, la rentabilité de l'activité a augmenté. La marge est en effet passée de 7,1 à 7,6% en un an. Ces derniers trimestres, les bons résultats de la division Enterprise avaient compensé ceux d'Entertainment. Or au deuxième trimestre, son CA a baissé de 1%, à 149,3 millions d'euros, et le nombre de nouvelles commandes a diminué de 7%. En glissement annuel, le CA de la division Control Rooms s'est également replié, mais précisons qu'une telle comparaison n'est pas toujours pertinente, tout dépendant de la date de signature des contrats. Barco espère que sa technologie ClickShare - grâce à laquelle il est possible, en un clic, d'afficher sur un grand écran le contenu d'appareils mobiles - rencontrera le succès en Chine également. Le groupe attend beaucoup aussi de son nouveau produit UniSee (mur d'images LCD). La hausse de la marge bénéficiaire d'Enterprise de 11,5 à 13,6% en un an, est digne d'être soulignée. Dans la plus petite division du groupe, Healthcare, le CA est resté presque inchangé, de même que la marge bénéficiaire (11,6%), mais les commandes ont bondi de 15%. Au niveau du groupe, le nombre de commandes s'est contracté de 4%, à 539,7 millions d'euros; c'est près de 15% de moins que le consensus. La participation de Barco dans China Film Group est passée de 58 à 49%. A compter de ce second semestre, les résultats de la joint-venture ne seront dès lors plus consolidés. Malgré les chiffres semestriels plutôt décevants, l'action Barco s'échange à un niveau record. Les analystes s'attendent à un deuxième trimestre significativement meilleur, marqué par un chiffre d'affaires stable et une rentabilité en légère progression. A nos yeux, c'est bien peu pour justifier la valorisation tendue, d'autant que le rendement du dividende n'est pas particulièrement impressionnant. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 121,4 eurosTicker : BAR BBCode ISIN : BE0003790079Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,58 milliard EURC/B 2017 : 45C/B attendu 2018 : 22,5Perf. cours sur 12 mois : +45 %Perf. cours depuis le 01/01 : +36 %Rendement du dividende : 1,7 %