L'an dernier, en dépit d'un carnet exceptionnellement bien garni, Barco, confronté à la pénurie de semi-conducteurs, n'avait pu convertir toutes les commandes en ventes. La hausse des prix des composants, mais aussi du transport et de la logistique, avait au surplus érodé sa marge bénéficiaire. Le groupe belge spécialisé dans les solutions de visualisation avait émis fin décembre déjà un avertissement: la marge prévisionnelle (7,5%) ne serait pas atteinte et la croissance du chiffre d'affaires (CA) ne dépasserait pas 5%. Les résultats annuels n'ont dès lors pas surpris.
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L'an dernier, en dépit d'un carnet exceptionnellement bien garni, Barco, confronté à la pénurie de semi-conducteurs, n'avait pu convertir toutes les commandes en ventes. La hausse des prix des composants, mais aussi du transport et de la logistique, avait au surplus érodé sa marge bénéficiaire. Le groupe belge spécialisé dans les solutions de visualisation avait émis fin décembre déjà un avertissement: la marge prévisionnelle (7,5%) ne serait pas atteinte et la croissance du chiffre d'affaires (CA) ne dépasserait pas 5%. Les résultats annuels n'ont dès lors pas surpris. Ensemble, les trois divisions de Barco ont réalisé un CA de 804,3 millions d'euros, en hausse de 4,4% par rapport à 2020. Le bénéfice opérationnel (Ebitda) brut a légèrement progressé, à 58,5 millions (53,6 millions en 2020); avant son avertissement, Barco voyait l'Ebitda annuel avoisiner les 70 millions d'euros. La marge opérationnelle (Ebitda/CA) a atteint 7,3% (6,9% en 2020). Le bénéfice net s'est établi à 8,9 millions d'euros (0,10 euro par action) - Barco avait achevé l'exercice 2020 sur une perte de 4,4 millions d'euros (0,05 euro par action). Fin 2021, la valeur du carnet de commandes était de 487 millions d'euros (+73% par rapport à fin 2020). La direction du groupe technologique est restée prudente quant à 2022: elle n'a émis de perspectives que pour le premier semestre - la pénurie de composants persiste -, mais celles-ci sont engageantes. Sur les six premiers mois de l'année, la croissance du CA devrait ressortir à 20% et la marge opérationnelle, dépasser le niveau qui était le sien sur la même période l'an dernier (7,3%), sans toutefois renouer avec son niveau d'avant la pandémie. La division Entertainment profitera de la réouverture des cinémas et des parcs d'attractions, mais aussi, sans doute, de la tenue de concerts, festivals et conférences, et donc, de la reprise de la demande de projecteurs et d'écrans (commandes en 2021: +44%). Dans la division Enterprise, on s'attend à une reprise plus modérée (commandes en 2021: +22%). Les ventes de l'outil de réunion ClickShare devraient logiquement augmenter, quand le télétravail ne sera plus la norme. Quant à la division Healthcare, qui a le plus pâti de la pénurie de microprocesseurs l'an dernier et avait vu son CA stagner, elle devrait connaître une amélioration également, au vu des commandes passées (+26% en 2021). Liquidités de la joint-venture Cinionic incluses, Barco avait 309,8 millions d'euros en caisse fin décembre, bien plus qu'un an auparavant (193,5 millions). Il faut dire que ses cash-flows disponibles étaient positifs en 2021 (78 millions d'euros), alors qu'ils s'étaient établis à -35,9 millions d'euros en 2020. Barco a par ailleurs versé moins de dividendes et a vendu une participation minoritaire, l'an dernier. Le dividende a été relevé de 5%, à 0,4 euro par action, soit, au cours actuel, un rendement de 1,9%. Compte tenu des perspectives favorables formulées pour les trois divisions, nous conseillons d'acheter le titre. Charles Beauduin, le CEO, est confiant lui aussi: il a racheté pour près de 11 millions d'euros d'actions (548.500 à 20 euros en moyenne) du groupe début février, ce qui porte sa participation à 21,47%. Conseil: acheter Risque: faibleRating: 1ACours: 21,62 eurosTicker: BAR BBCode ISIN: BE0003790079Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2 milliards EURC/B 2021: 21C/B attendu 2022: 27Perf. cours sur 12 mois: +13%Perf. cours depuis le 01/01: +10%Rendement du dividende: 1,9%