Les rapports trimestriels de Barco ne contiennent que des chiffres relatifs à l'évolution du chiffre d'affaires (CA) et au nombre de nouvelles commandes. La question de la rentabilité des différentes divisions du groupe, quant à elle, n'est abordée que dans les rapports annuels et semestriels. La hausse de l'euro n'est pas une bonne nouvelle pour Barco, qui facture ses prestations en dollar et voit par conséquent ses recettes rabotées lorsqu'elles sont converties en euro. Bien qu'il s'agisse d'un paramètre sur lequel Barco n'a aucune prise, il convient de prendre en compte les fluctuations monétaires afin d'obtenir une base de comparaison correcte.
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Les rapports trimestriels de Barco ne contiennent que des chiffres relatifs à l'évolution du chiffre d'affaires (CA) et au nombre de nouvelles commandes. La question de la rentabilité des différentes divisions du groupe, quant à elle, n'est abordée que dans les rapports annuels et semestriels. La hausse de l'euro n'est pas une bonne nouvelle pour Barco, qui facture ses prestations en dollar et voit par conséquent ses recettes rabotées lorsqu'elles sont converties en euro. Bien qu'il s'agisse d'un paramètre sur lequel Barco n'a aucune prise, il convient de prendre en compte les fluctuations monétaires afin d'obtenir une base de comparaison correcte. Le CA du groupe a légèrement diminué en glissement annuel, à 245,2 millions d'euros (-0,4%). A cours de change constants, ce CA présente en revanche une évolution positive (+7%). De la même manière, à 276 millions d'euros, la valeur du carnet de commandes a reculé en glissement annuel (-2,6%), mais si l'on ne tient pas compte de l'appréciation de l'euro par rapport au dollar, elle est 5% plus élevée qu'il y a 12 mois. Après un moment de doute, les chiffres trimestriels ont été accueillis positivement et le cours de l'action a atteint son niveau le plus élevé depuis septembre 2000. Pour la première fois depuis trois trimestres, le nombre de nouvelles commandes était supérieur au CA (les commandes déjà facturées), non seulement au niveau du groupe mais également au niveau de ses divisions. Dans pareil cas, l'on parle d'un " book-to-bill " - les nouvelles commandes (prises) divisées par le CA - positif. Un ratio supérieur à 1 est un signal favorable pour le futur CA. Sans surprise, la division Entertainment, qui a souvent affiché de jolis chiffres de croissance, n'a une nouvelle fois pas répondu aux attentes. Durant le premier trimestre, son CA a diminué de 10% sur une base annuelle, à 110,3 millions d'euros. Bien qu'étant sur la pente descendante, la division demeure, et de loin, la plus importante du groupe puisqu'elle pèse non moins de 45% du CA total de Barco. Il y a toutefois des perspectives d'amélioration car Barco compte sur une nouvelle génération de projecteurs laser pour maintenir sa position concurrentielle forte. Au terme de l'exercice 2017, la marge bénéficiaire de la division (7,3%) était inférieure à la moyenne du groupe (9,9%). Sur ce plan, il y a par conséquent encore moyen de faire mieux. L'an dernier, c'est la division Enterprise qui a le mieux tiré son épingle du jeu et cette tendance s'est poursuivie lors du premier trimestre: le CA a progressé de 15,1%, à 74,4 millions d'euros. ClickShare, la technologie qui permet de relier des appareils mobiles à de grands écrans, continue de bénéficier d'une période faste. Barco compte par ailleurs sur son nouveau produit UniSee (mur vidéo LED) pour regagner des parts de marché dans les régies. A l'issue de l'exercice 2017, Enterprise était la division la plus rentable du groupe (marge de 13,2%). Quant à la division Healthcare, qui contribue le moins au CA du groupe, elle a vu ses ventes progresser de 2,4% lors du premier trimestre, à 60,6 millions d'euros. Fin 2017, Barco avait 210,6 millions d'euros en caisse, soit environ 16 euros par action. Toutefois, le groupe a investi une partie de ces liquidités dans sa coentrepriseavec China Film Group et ne peut dès lors pas l'utiliser à d'autres fins. En début d'année, le groupe a décidé de relever le dividende de 1,9 à 2,1 euros par action. Nous ne partageons pas l'enthousiasme de la majorité des analystes, qui voient l'action Barco atteindre un niveau plus élevé encore à une échéance relativement brève. Nous n'entrevoyons pas de perspectives de croissance pour le CA du groupe et même si la rentabilité augmentait, il ne faudrait pas compter sur une progression spectaculaire. A plus de 20 fois le bénéfice attendu, le cours de l'action présente déjà une évolution très favorable. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 108,4 eurosTicker : BARC BBCode ISIN : BE0003790079Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 1,42 milliard EURC/B 2017 : 54C/B 2018 attendu : 21,2Perf. cours sur 12 mois : +20 %Perf. cours depuis le 01/01 : +22 %Rendement du dividende : 1,9 %