Le promoteur immobilier a connu ces dernières années une "deuxième jeunesse". Grâce à son ambitieux plan de croissance, son portefeuille est passé de 630.000 m² en 2016 à 1.225.000 m² à la mi-2020. Notamment pour soutenir cette croissance, Atenor a levé 77,4 millions d'euros juste avant l'été par l'émission de 1,41 million d'actions nouvelles à 55 euros l'unité. Un droit de préférence était prévu pour les actionnaires existants.
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Le promoteur immobilier a connu ces dernières années une "deuxième jeunesse". Grâce à son ambitieux plan de croissance, son portefeuille est passé de 630.000 m² en 2016 à 1.225.000 m² à la mi-2020. Notamment pour soutenir cette croissance, Atenor a levé 77,4 millions d'euros juste avant l'été par l'émission de 1,41 million d'actions nouvelles à 55 euros l'unité. Un droit de préférence était prévu pour les actionnaires existants. Le groupe a progressivement dévié de son axe historique Bruxelles-Luxembourg (les perspectives de rendement ne sont pas aussi favorables que par le passé; encore 39% du portefeuille, à la mi-2020, cela dit) pour se concentrer davantage sur les marchés de croissance d'Europe centrale (Budapest, Bucarest et Varsovie), qui pèsent déjà plus de la moitié (54%) du portefeuille immobilier total - part qui devrait encore s'accroître au cours des années à venir. La diversification d'Atenor est également intervenue dans une série d'autres pays européens comme la France (Paris), l'Allemagne (Düsseldorf), le Portugal (Lisbonne) et récemment, les Pays-Bas (premier projet à La Haye). Cette diversification géographique doit aider Atenor à réduire la durée moyenne de présence des projets en portefeuille de six ans à quatre ans et demi. De la sorte, le groupe devrait étoffer son portefeuille non plus de 100.000 m² par an en moyenne comme durant la période de 2013 à 2016, mais de 200.000 m² par an, de 2017 à 2023. A la mi-2020, le portefeuille d'Atenor comptait une quantité record de 29 projets (18, en 2016), répartis sur neuf pays et 14 villes. Il se compose pour 17% de bureaux, 23% d'immobilier résidentiel (appartements) et le solde, de commerces. Alors que le travail à domicile est devenu la norme en raison de la crise sanitaire, nombreux sont les investisseurs à s'interroger sur l'avenir des bureaux. La direction d'Atenor, pour sa part, n'est pas trop inquiète, bien qu'elle s'attende à des retards dans l'octroi de permis et les ventes de projets au cours des 12 à 18 prochains mois. Car elle a fait part de très bons résultats semestriels et l'on peut considérer qu'Atenor a pris une grosse avance sur l'an dernier: son résultat net est passé de 6,3 millions d'euros au terme des six premiers mois de 2019 à 19,6 millions d'euros.Pour autant, c'est surtout au deuxième semestre, l'an passé, que le résultat avait été impressionnant. Le groupe rééditera-t-il la performance de l'exercice 2019, un bénéfice net de 37,78 millions d'euros (7,08 euros par action)? La direction évoque en tout cas un résultat proche de celui-là. Les actionnaires peuvent dès lors espérer un dividende comparable à celui de 2019 (2,31 euros brut par action), sinon supérieur (+5%, comme l'an passé). Si l'on s'en tient à la maturité du portefeuille, 2021 devrait être une excellente année pour le promoteur immobilier, mais la crise sanitaire risque de différer la réalisation de plusieurs projets à 2022. L'action est retombée suffisamment loin sous la valeur intrinsèque -- le cours intègre les retards envisagés cette année et la prochaine -- pour que nous maintenions notre recommandation favorable et étoffions notre position dans le portefeuille modèle. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1B Cours: 59,40 eurosTicker: ATEB BBCode ISIN: BE0003837540Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 418 millions EURC/B 2019: 9C/B attendu 2020: 9Perf. cours sur 12 mois: -9%Perf. cour depuis le 01/01: -14%Rendement du dividende: 3,7%