Début janvier, l'entreprise gantoise a annoncé que le recrutement des patients atteints de myasthénie, une maladie rare des muscles, pour l'étude de phase III (ADAPT) avec son joyau, l'ARGX-113 (l'efgartigimod), avait été bouclé plus tôt que prévu. Les résultats de cet essai seront donc publiés pour l'été - le calendrier est maintenu malgré le Covid-19; s'ils sont favorables, le dossier d'approbation sera soumis à l'organe américain de contrôle des médicaments (FDA) au quatrième trimestre, puis à son pendant japonais. Dans ce scénario, un début de commercialisation du premier produit de l'entreprise peut être envisagé au deuxième semestre de 2021. Tout aussi impor...

Début janvier, l'entreprise gantoise a annoncé que le recrutement des patients atteints de myasthénie, une maladie rare des muscles, pour l'étude de phase III (ADAPT) avec son joyau, l'ARGX-113 (l'efgartigimod), avait été bouclé plus tôt que prévu. Les résultats de cet essai seront donc publiés pour l'été - le calendrier est maintenu malgré le Covid-19; s'ils sont favorables, le dossier d'approbation sera soumis à l'organe américain de contrôle des médicaments (FDA) au quatrième trimestre, puis à son pendant japonais. Dans ce scénario, un début de commercialisation du premier produit de l'entreprise peut être envisagé au deuxième semestre de 2021. Tout aussi important: si l'étude ADAPT livre des données encourageantes, cela confirmerait le potentiel de l'efgartigimod dans plusieurs indications (un "pipeline en un seul produit"). Début janvier, d'excellents résultats ont été annoncés au terme de l'étude de phase II menée sur des sujets atteints de pemphigus vulgaire (PV), une maladie rare de la peau - après la myasthénie et le PTI, une maladie du sang, le PV est la troisième indication dans laquelle une preuve de concept clinique a été apportée pour l'efgartigimod. L'entreprise entend lancer une étude de phase III sur le PV au deuxième semestre. A l'automne, elle avait déjà lancé la première de deux études de phase III sur le PTI et une étude de phase II sur la PIDC, une maladie des muscles, la quatrième indication. Dans cette étude sur la PIDC, argenx recourt pour la première fois à la technologie Enhanze, qu'elle a prise en licence l'an dernier en vue d'administrer par voie sous-cutanée de plus grands volumes de médicament. Une cinquième indication sera annoncée cette année encore. L'ARGX-117, un nouvel anticorps auto-immun prometteur, est lui aussi considéré comme un "pipeline en un seul produit" potentiel. On remarquera l'énorme détermination de Janssen Pharmaceutica, partenaire d'argenx, à commercialiser le plus rapidement possible (avant 2023) l'ARGX-110 (le cusatuzumab): il veut multiplier les recherches sur le traitement des cancers du sang à l'aide de ce produit. Ce partenariat a donné lieu à un premier paiement d'étape de 25 millions de dollars en décembre 2019 - soit plus tôt que prévu. Cette année, plusieurs études cliniques démarreront et d'ici à décembre, des résultats intermédiaires de phase II seront publiés. Le deal avec Janssen a apporté à argenx 500 millions de dollars et avec l'augmentation de capital de 502 millions d'euros réalisée en octobre dernier - émission de 4,6 millions d'actions nouvelles à 121 dollars (109,18 euros) l'unité -, argenx disposait fin 2019 d'une trésorerie confortable de 1,34 milliard d'euros. Soulignons que la commercialisation autonome de l'efgartigimod est préparée par des managers très expérimentés. Dans le sillage du marché, l'action argenx a perdu de la valeur sous l'effet de la panique déclenchée par le Covid-19. Pour autant, nous avons conservé notre position. Nous attendons avec impatience les résultats de l'étude ADAPT. Nous maintenons pour l'heure notre recommandation d'achat. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 122,6 eurosTicker: ARGX BBCode ISIN: NL0010832176Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 5,2 milliards EURC/B 2019: -C/B attendu 2020: -Perf. cours sur 12 mois: +3%Perf. cours depuis le 01/01: -14%Rendement du dividende: -