Archer Daniels Midland (ADM) est un acteur d'envergure mondiale dans la chaîne de production et de transformation agricole. En raison de la concurrence des exportations de soja en provenance d'Argentine et de la faiblesse du marché brésilien, le groupe a connu un premier semestre 2016 assez médiocre. Comme prévu, les résultats se sont améliorés au second semestre, même si des bénéfices nets récurrents (hors éléments uniques) par action de 0,59 dollar au troisième trimestre et de 0,75dollar au quatrième trimestre (respectivement 0,60 et 0,65 dollar en 2015) n'ont rien de mirifique d'un point de vue historique. Sur une base annuelle, ils impliquent en effet un recul du bénéfice net récurrent par action de 17% - de 2,6 à 2,16 dollars - par rapport à 2015, chiffre...

Archer Daniels Midland (ADM) est un acteur d'envergure mondiale dans la chaîne de production et de transformation agricole. En raison de la concurrence des exportations de soja en provenance d'Argentine et de la faiblesse du marché brésilien, le groupe a connu un premier semestre 2016 assez médiocre. Comme prévu, les résultats se sont améliorés au second semestre, même si des bénéfices nets récurrents (hors éléments uniques) par action de 0,59 dollar au troisième trimestre et de 0,75dollar au quatrième trimestre (respectivement 0,60 et 0,65 dollar en 2015) n'ont rien de mirifique d'un point de vue historique. Sur une base annuelle, ils impliquent en effet un recul du bénéfice net récurrent par action de 17% - de 2,6 à 2,16 dollars - par rapport à 2015, chiffres à comparer avec les 3,2 dollars de 2014 et les 2,30 dollars de 2013. Le chiffre d'affaires (CA) de la division logistique Services agricoles (achat, conservation et transport de produits agricoles) a (légèrement) progressé de 8,03 à 8,07 milliards de dollars au quatrième trimestre, mais a reculé de 29,7 à 27,9 milliards de dollars (-6%) sur une base annuelle. Le bénéfice opérationnel récurrent (REBIT) s'est contracté de 16,2% à 573 millions de dollars sur une base annuelle, mais a progressé de 14,4% à 245 millions de dollars au quatrième trimestre. Sur une base annuelle, la division Transformation des graines oléagineuses (pressage et suite de la transformation de soja, de tournesols, etc., en huiles végétales) enregistre une baisse du CA de 12,2% à 22,2 milliards de dollars (-1,4% au quatrième trimestre à 5,3milliards de dollars) et du REBIT de 31,7% à 880 millions de dollars (+4,4% au quatrième trimestre à 230 millions de dollars). Dans la division Transformation de maïs, le CA a reculé de 5,4% à 9,5 milliards de dollars (+3,5% à 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre), alors qu'un très bon quatrième trimestre (+102% à 255 millions de dollars) a permis au REBIT de progresser de 25,6% à 71 millions de dollars. La plus petite division du groupe, Wild Flavors et ingrédients spécialisés destinés à l'alimentation, qui enregistre généralement la plus forte croissance, a déçu en 2016 avec une croissance du CA d'à peine 0,8% (2,4 milliards de dollars) et une baisse du REBIT de 4,8% à 75 millions de dollars. La direction d'ADM prévoit une bien meilleure année 2017 et est en avance sur l'exécution du plan stratégique qui doit structurellement porter le bénéfice net par action situé entre 1 et 1,5 dollar à entre 3,5 et 4 dollars en 2020. Ce plan prévoit notamment des investissements sélectifs dans de nouveaux segments à forte valeur ajoutée de la chaîne alimentaire, ainsi que l'extension de l'exposition géographique à l'Europe de l'Est et à l'Asie. Pour ce qui concerne l'Asie, la participation dans le géant agricole asiatique Wilmar revêt une place centrale (après l'échec de l'acquisition de l'exploitant de céréales australien Grain Corp en 2013). ADM y a accru sa participation de 22 à 23% en 2016. Cette année, ADM veut racheter pour 1,5 milliard de dollars d'actions propres après y avoir déjà consacré 3 milliards de dollars depuis fin 2014. Le dividende trimestriel a été relevé de 0,3 à 0,32 dollar par action. L'action Archer Daniels Midland n'a pu poursuivre l'an dernier son redressement amorcé au premier semestre. Elle devrait y parvenir cette année compte tenu des perspectives positives. À plus long terme, la valorisation reste attrayante à 7 fois le bénéfice attendu en 2017 et avec un rapport valeur d'entreprise (EV)/cash-flows opérationnels (EBITDA) attendus en 2017 de 9,3. Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating : 1BDevise : dollar (USD)Marché : New YorkCapit. boursière : 25,4 milliards USDC/B 2016 : 20C/B attendu 2017 : 16Perf. cours sur 12 mois : +39%Perf. cours depuis le 01/01 : -3%Rendement du dividende : 2,9%