Comme prévu, le plus grand producteur d'acier au monde a présenté un rapport plutôt maigre à l'issue du 3etrimestre. La quantité de métal transporté a totalisé 21,1 millions de tonnes, soit un repli de 2,1% par rapport à l'an dernier. Après neuf mois, on note encore une augmentation de 1,4%, à 63,9 millions de tonnes. La quantité de minerai de fer transporté au prix du marché s'est élevée à 10,3 millions de tonnes, soit 3,1% de plus que l'an dernier. Après neuf mois, le chiffre affiche une progression de 2%, à 30,5 millions de tonnes. Les prix de vente réalisés de l'acier et du minerai de fer ont baissé respectivement de 3,3% et 4,4%. En conséquence, le chiffre d'affaires (CA) a reculé à 15,6 milliard USD ...

Comme prévu, le plus grand producteur d'acier au monde a présenté un rapport plutôt maigre à l'issue du 3etrimestre. La quantité de métal transporté a totalisé 21,1 millions de tonnes, soit un repli de 2,1% par rapport à l'an dernier. Après neuf mois, on note encore une augmentation de 1,4%, à 63,9 millions de tonnes. La quantité de minerai de fer transporté au prix du marché s'est élevée à 10,3 millions de tonnes, soit 3,1% de plus que l'an dernier. Après neuf mois, le chiffre affiche une progression de 2%, à 30,5 millions de tonnes. Les prix de vente réalisés de l'acier et du minerai de fer ont baissé respectivement de 3,3% et 4,4%. En conséquence, le chiffre d'affaires (CA) a reculé à 15,6 milliard USD : -5,5% par rapport au trimestre précédent et -22,3% en comparaison avec le 3etrimestre 2014. Au niveau du groupe, le cash-flow opérationnel (EBITDA) s'est cependant bien maintenu : 1,35 milliard USD, -3,4% par rapport au 2etrimestre mais 29% de moins que l'an dernier. En conséquence, après neuf mois, le repli s'est accentué à 23,9% (4,1 milliards USD contre 5,4 milliards USD). En Europe, l'EBITDA du 3etrimestre a reflué de 18%, à 553 millions USD, mais sur base annuelle, on note toujours une hausse de 5,8%, à 1,85 milliard USD. L'Amérique du Nord a connu un trimestre solide (+51%, à 340 millions USD), mais un tassement de 28,5% sur neuf mois, à 618 millions USD. Au Brésil, après neuf mois, on note un reflux de 19,2%, à 1,05 milliard USD (-13% au 3etrimestre). La division Mines a confessé une forte baisse de son EBITDA, de 1,1 à 0,37 milliard USD (-62%). Au 3etrimestre, l'EBITDA a cependant progressé à 143 millions USD (115 millions USD au 2etrimestre), grâce aux mesures d'économies, qui ont réduit le coût unitaire de 17% l'année précédente (l'objectif pour 2015 était de 15%). Pour 2016, on table sur un reflux ultérieur d'au moins 10%. La baisse des prix de l'acier a entraîné un amortissement exceptionnel sur les stocks à hauteur de 500 millions USD, qui a donné lieu à une perte nette de 711 millions USD, contre encore un bénéfice net de 179 millions USD au 2etrimestre et de 22 millions USD l'an dernier. La perte nette s'élève, après neuf mois, à 1,26 milliard USD, contre 131 millions USD en 2014. ArcelorMittal a abaissé sa fourchette d'EBITDA attendue pour 2015, de 6 à 7 milliards USD à 5,2 à 5,4 milliards USD, compte tenu de la pression persistante sur les prix de l'acier en raison de la hausse des exportations chinoises d'acier à des prix (prétendument) au plancher, et de la demande chinoise hésitante d'acier. La dette nette s'est légèrement alourdie au cours des trois derniers mois, de 16,6 à 16,8 milliards USD (1 milliard USD de moins que fin septembre 2014), et retombera fin 2015 à 15,8 milliards USD. Bien que le groupe soit relativement optimiste par rapport à l'évolution de la demande en 2016, elle a pris les dispositions nécessaires pour limiter d'un milliard USD les dépenses liquides en 2016, notamment en supprimant le dividende. Ce qui lui garantit un cash-flow libre de 5 milliards USD. ConclusionLa révision à la baisse attendue des prévisions annuelles est cependant plus marquée que prévu. Pour autant, ArcelorMittal améliore progressivement sa structure de coûts. La conjoncture difficile se reflète largement dans le cours de l'action, qui affiche une valorisation historiquement faible de 0,24 fois sa valeur comptable et une valeur d'entreprise (EV) de 5 fois l'objectif le plus faible d'EBITDA pour 2015. Nous étoffons notre position pour le portefeuille.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B