Ces dernières années, ce fut souvent le contraire, mais ArcelorMittal est parvenu pour la deuxième fois consécutive à contenter le marché en publiant ses résultats trimestriels. Lors de l'annonce des résultats du 3etrimestre, c'était le message positif mais prudent de la direction pour 2014, alors que cette fois, ce sont les chiffes qui n'ont pas satisfait les attentes. Le géant de l'acier a enregistré au 4etrimestre 2013 un cash-flow opérationnel supérieur aux prévisions (EBITDA) de 1,91 milliard USD. Cela représente une hausse de 11,5% par rapport au 3etrimestre et de 22,7% par rapport au 4etrimestre 2012. Sur base annuelle, Arcelor arrive à 6,89 milliards USD d'EBITDA, ce qui est assurément...

Ces dernières années, ce fut souvent le contraire, mais ArcelorMittal est parvenu pour la deuxième fois consécutive à contenter le marché en publiant ses résultats trimestriels. Lors de l'annonce des résultats du 3etrimestre, c'était le message positif mais prudent de la direction pour 2014, alors que cette fois, ce sont les chiffes qui n'ont pas satisfait les attentes. Le géant de l'acier a enregistré au 4etrimestre 2013 un cash-flow opérationnel supérieur aux prévisions (EBITDA) de 1,91 milliard USD. Cela représente une hausse de 11,5% par rapport au 3etrimestre et de 22,7% par rapport au 4etrimestre 2012. Sur base annuelle, Arcelor arrive à 6,89 milliards USD d'EBITDA, ce qui est assurément mieux que l'objectif annuel revu à la baisse de 6,5 milliards USD (l'objectif annuel initial était de 7,1 milliards USD). En 2012, l'EBITDA s'est élevé à 7,68 milliards USD ; il a donc reculé en 2013 de 10,3%. Hors éléments exceptionnels, on constate cependant une hausse encourageante de 10,7%. Arcelor prévoit pour 2014 une amélioration ultérieure de 8 milliards USD d'EBITDA. La quantité d'acier transporté a augmenté en 2013 de 0,6%, à 84,3 millions de tonnes. Globalement, Arcelor prévoit en 2014 une augmentation de la demande de 3,5% à 4%. Pour la première fois depuis le début de la crise financière, l'Europe contribuera encore positivement, avec une croissance attendue de 2,5%. Pour les Etats-Unis, on table sur 4,5% de croissance, en Chine sur 4,5% et au Brésil sur 3%. Le programme de réduction des coûts a déjà livré 1,1 milliard USD sur les 3 milliards USD d'économies prévues d'ici à fin 2015, et influencera positivement les marges. Le taux d'endettement élevé force Arcelor à épargner sur les investissements en capitaux. En 2013, la société a dépensé 3,5 milliards USD (4,7 en 2012), soit moins que les 3,7 milliards USD prévus. En même temps qu'une amélioration du fonds de roulement, la position d'endettement nette a ainsi baissé fin décembre 2013 à 16,1 milliards USD, contre 17,8 milliards USD fin septembre et 17 milliards USD attendus. Arcelor table pour cette année sur des investissements compris entre 3,8 et 4 milliards USD. Un signal clair de l'amélioration de la situation du marché de l'acier tient au fait qu'Arcelor prévoit de nouveaux investissements dans le département Acier. Ceux-ci serviront cette fois exclusivement à un accroissement de la capacité de production dans les mines de minerai de fer. Le groupe souhaite l'augmenter de 56 millions de tonnes à 84 millions de tonnes en 2015. Fin 2013, la capacité totalisait déjà 70 millions de tonnes. En décembre 2013, Arcelor a cependant donné un signal fort témoignant d'une reprise du marché de l'acier. Dans une joint-venture 50-50 avec Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC), la société a racheté aux Etats-Unis une usine d'acier ultramoderne au groupe allemand en difficulté ThyssenKrupp. Une opportunité financière alléchante, car le groupe a payé seulement 1,55 milliard USD, alors que les analystes avaient tablé sur 3 milliards USD. Pour Arcelor, c'est la première acquisition importante depuis 2008. ConclusionDe plus en plus de signaux vont dans le sens d'un redressement prudent du marché de l'acier. Arcelor est idéalement positionné, en tant que société extrêmement cyclique, pour en profiter. L'action est toujours très bon marché et nous considérons Arcelor comme une action prometteuse dans l'hypothèse d'une reprise boursière ultérieure en 2014.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1C