Le redressement du marché a permis au premier aciériste mondial d'achever le trimestre sur d'excellents chiffres. Son cash-flow opérationnel (Ebitda) s'établit à 2,51 milliards de dollars, en hausse de 12,6% en glissement annuel et de 17,3% d'un trimestre à l'autre. Le consensus misait sur 2,32 milliards de dollars.
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Le redressement du marché a permis au premier aciériste mondial d'achever le trimestre sur d'excellents chiffres. Son cash-flow opérationnel (Ebitda) s'établit à 2,51 milliards de dollars, en hausse de 12,6% en glissement annuel et de 17,3% d'un trimestre à l'autre. Le consensus misait sur 2,32 milliards de dollars.Ce résultat s'explique par l'augmentation des volumes expédiés d'acier (+1,4%, à 21,3 millions de tonnes) et de minerai de fer vendu au prix du marché (+5,5%). Mais le véritable soutien réside dans la hausse du prix de l'acier (+18,2% en moyenne), même si celui du minerai de fer a chuté de 13,1% en glissement annuel. Le chiffre d'affaires du groupe a dès lors bondi de 19,3%, à 19,2 milliards de dollars (+8,3% depuis le 4e trimestre). Si les expéditions au Brésil (+11,5%) et en Europe (+4,8%) sont florissantes, l'Amérique du Nord (-0,9%) et les autres pays (-6%) sont orientés à la baisse. L'Ebitda par tonne est passé de 106 dollars au premier trimestre de 2017 à 118 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 2e trimestre de 2012 (102 au 4e trimestre de 2017). Le bénéfice net s'est hissé de 1 milliard à 1,19 milliard de dollars, soit de 0,98 dollar par action à 1,17 dollar. La hausse saisonnière des fonds de roulement (+1,9 milliard de dollars) a alourdi l'endettement net de 1 milliard de dollars, à 11,1 milliards, par rapport à la fin de l'exercice 2017. L'on note au 31 mars un allègement d'un milliard de dollars de la dette nette en glissement annuel. Le groupe veut toujours prioritairement réduire son endettement net à 6 milliards de dollars, pour pouvoir disposer de cash-flow pendant la phase creuse du cycle conjoncturel. Ce n'est qu'une fois cet objectif atteint qu'il entreprendra d'augmenter le dividende (10 cents brut) qu'il a recommencé à verser cette année. Après une accélération de 3,2% de la demande mondiale d'acier l'an dernier, il pronostique une croissance de 1,5 à 2,5% cette année. Lakshmi Mittal, qui mise sur une amélioration de l'offre et de la demande, se dit optimiste pour 2018, compte tenu notamment de l'avancée du plan d'action 2020 - la moitié de l'augmentation visée de l'Ebitda (+3 milliards de dollars) est d'ores et déjà réalisée. ArcelorMittal investit de manière ciblée dans la croissance. En échange de plusieurs cessions imposées, l'organe anti-trust européen l'a autorisé ce 7 mai à acquérir, pour 1,8 milliard d'euros, l'italien Ilva, dans le cadre d'une joint-venture avec Marcegaglia (20%). L'opération sera finalisée fin juin. Le groupe a renforcé le 1er avril son leadership au Brésil, en s'offrant Votorantim Siderurgia. Il entend également s'ancrer plus fermement en Inde, où il étudie deux opportunités de reprise. Le budget consacré aux investissements augmentera cette année de 1 milliard, à 3,8 milliards de dollars. Pour l'heure, l'on attend les conclusions des négociations entre les Etats-Unis et l'Europe à propos de l'instauration voulue par Donald Trump d'une taxe de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium.Après le vent de panique qu'a provoqué début avril l'annonce, par Donald Trump, de l'instauration d'une taxe sur les importations d'acier et d'aluminium, l'action a récupéré plus de 15% grâce à des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions. Si les incertitudes politiques demeurent, l'amélioration significative du bilan, la conjoncture favorable et la valorisation attrayante nous incitent à conseiller de conserver le titre. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 28,96 eurosTicker : MT NACode ISIN : LU1598757687Marché : Euronext AmsterdamCapit. boursière : 29,7 milliards USDC/B 2017 : 7,6C/B attendu 2018 : 9,9Perf. cours sur 12 mois : +45 %Perf. cours depuis le 01/01 : +7 %Rendement du dividende : 0,3 %