Les volumes d'acier expédiés ont baissé de 1,6%, à 83,9 millions de tonnes, en 2018. Si l'on exclut les acquisitions de l'entreprise brésilienne Votorantim (le 1er avril) et de l'italienne Ilva (le 1er novembre), le repli atteint 3%. Au quatrième trimestre, le groupe a livré 4,2% d'acier de moins qu'au trimestre précédent. Cela découle de problèmes opérationnels au Kazakhstan et du recul de la demande, dans le secteur automobile, en Europe. L'Amérique du Nord (+1%, à 22 millions de tonnes d'acier) et surtout, le Brésil (+5%, à 11,5 millions de tonnes), se sont distingués. L'Europe (Ilva incluse) n'a enregistré qu'une croissance de 0,5%, à 41 millions de tonnes, et les autres pays ont fait état d'une contraction des volumes expédiés de 10,3%, à 11,7 mill...

Les volumes d'acier expédiés ont baissé de 1,6%, à 83,9 millions de tonnes, en 2018. Si l'on exclut les acquisitions de l'entreprise brésilienne Votorantim (le 1er avril) et de l'italienne Ilva (le 1er novembre), le repli atteint 3%. Au quatrième trimestre, le groupe a livré 4,2% d'acier de moins qu'au trimestre précédent. Cela découle de problèmes opérationnels au Kazakhstan et du recul de la demande, dans le secteur automobile, en Europe. L'Amérique du Nord (+1%, à 22 millions de tonnes d'acier) et surtout, le Brésil (+5%, à 11,5 millions de tonnes), se sont distingués. L'Europe (Ilva incluse) n'a enregistré qu'une croissance de 0,5%, à 41 millions de tonnes, et les autres pays ont fait état d'une contraction des volumes expédiés de 10,3%, à 11,7 millions de tonnes. Heureusement, le prix de l'acier a augmenté, de 13,5% en moyenne sur l'année. Le chiffre d'affaires (CA) a dès lors crû de 10,7%, à 76 milliards de dollars. A 18,3 milliards de dollars au terme du quatrième trimestre, le CA s'est révélé de 3,5% supérieur au niveau qu'il avait atteint un an plus tôt, grâce à la hausse combinée du prix de l'acier (+8,2%) et des volumes de minerai de fer (+18,2%) expédiés au prix du marché. Cependant, en glissement trimestriel, les ventes se sont contractées de 1% et les prix de l'acier, de 1,4%. Bien que légers, ces tassements ont entraîné une baisse importante des cash-flows opérationnels (Ebitda): -8,9%, à 1,95 milliard de dollars, par rapport au quatrième trimestre de 2017 et -28,5% par rapport au troisième trimestre de 2018. Sur l'année, l'Ebitda a gagné 22,1%, à 10,3 milliards; par tonne d'acier, il est passé de 99 à 122 dollars, mais est retombé à 96 dollars au quatrième trimestre (contre 102 dollars un an plus tôt). L'évolution du bénéfice opérationnel (Ebit) est comparable. L'Ebit a progressé depuis début 2018 de 23%, à 6,5 milliards, mais a reculé de 15,6%, à un milliard de dollars, au quatrième trimestre. Le bénéfice net a gagné sur l'année 12,7%, à 5,1 milliards de dollars. La dette nette a baissé de 10,5 à 10,2 milliards, ce qui ne représente plus 1,2 mais une fois l'Ebitda. Le groupe entend toujours la porter sous le niveau de six milliards de dollars afin de maintenir positifs les cash-flows disponibles, lorsque le niveau le plus bas du cycle économique sera atteint. Si la dette nette a peu diminué en 2018, c'est en raison de la hausse plus marquée qu'attendu du fonds de roulement (+4,4 milliards) et de l'intensification des investissements (3,3 milliards en 2018, 4,3 milliards en 2019) du groupe, dans sa croissance (projets au Mexique et au Brésil) et dans la reconversion d'Ilva. Le géant de l'acier est sur le point d'obtenir l'autorisation d'acquérir, en partenariat avec Nippon Steel (NSSMC), le groupe indien ESIL. En guise de signal de confiance à l'adresse des investisseurs, la direction a doublé le dividende, à 0,2 dollar par action. Le rendement brut est de 0,9%. ArcelorMittal s'attend à un net ralentissement de la croissance des volumes à expédier dans le monde cette année (entre +0,5 et + 1%, contre +2,8% en 2018), consécutif à la décélération de la croissance en Chine. L'action n'a encore récupéré qu'une partie du terrain perdu au deuxième semestre. Sa valorisation est faible, à moins de 0,6 fois la valeur comptable et à 5,4 fois le bénéfice attendu pour 2019, mais elle se justifie au vu des incertitudes relatives à l'économie mondiale. Une amélioration du rapport entre Washington et Pékin pourrait cependant donner au titre un nouvel élan. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 19,23 eurosTicker: MT NACode ISIN: LU1598757687Marché: Euronext AmsterdamCapit. boursière: 19,7 milliards EURC/B 2018: 4,3C/B attendu 2019: 5,4Perf. cours sur 12 mois: -28,2%Perf. cours depuis le 01/01: +8,6%Rendement du dividende: 0,9%