Après une excellente année 2014, Apple - dont le cours de Bourse a rebondi de 38% l'an dernier - poursuit sur sa lancée en ce nouvel exercice fiscal. Soutenue par les excellentes ventes d'iPhone, l'entreprise a pu enregistrer un bénéfice record au cours des trois derniers mois de l'an dernier. Au cours de ce qui est traditionnellement la meilleure période de l'année en raison des ventes de Noël, Apple a réalisé un bénéfice net de quelque 18 milliards USD, en hausse de 38% par rapport à l'an dernier. Ce montant faramineux n'est pas uniquement un record pour Apple, mais aussi pour l'ensemble des entreprises américaines. Par l'effet des rachats d'actions, le bénéfice par action a gagné pr...

Après une excellente année 2014, Apple - dont le cours de Bourse a rebondi de 38% l'an dernier - poursuit sur sa lancée en ce nouvel exercice fiscal. Soutenue par les excellentes ventes d'iPhone, l'entreprise a pu enregistrer un bénéfice record au cours des trois derniers mois de l'an dernier. Au cours de ce qui est traditionnellement la meilleure période de l'année en raison des ventes de Noël, Apple a réalisé un bénéfice net de quelque 18 milliards USD, en hausse de 38% par rapport à l'an dernier. Ce montant faramineux n'est pas uniquement un record pour Apple, mais aussi pour l'ensemble des entreprises américaines. Par l'effet des rachats d'actions, le bénéfice par action a gagné presque 50%, à 3,06 USD, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 2,6 USD. Sans réelles nouveautés depuis le lancement de l'iPad il y a déjà près de cinq ans, Apple continue à séduire à grands coups d'améliorations de produits existants et de variations sur le même thème. L'automne dernier, l'entreprise technologique a lancé deux nouvelles versions de son grand succès, l'iPhone, qui en est entre-temps à sa version 6. Le smartphone s'est lui écoulé à 74,5 millions d'exemplaires au dernier trimestre, soit 46% de plus que l'an dernier, mais aussi 10 millions de pièces de plus que prévu. Grâce à un prix de vente moyen plus élevé, le chiffre d'affaires (CA) provenant des ventes d'iPhone a gagné 57%, à 51,2 milliards USD. L'iPhone prend ainsi un peu plus des deux tiers du CA du groupe à son compte, ce qui renforce aussi sa dépendance au smartphone. Il va de soi que d'autres (et surtout de nouveaux) produits devront reprendre le flambeau à terme. Il y a peu de chances que ce soit l'iPad, dont les ventes sont en baisse pour le quatrième trimestre d'affilée : 21,5 millions d'exemplaires ont été écoulés au 1er trimestre du nouvel exercice fiscal, soit 18% de moins qu'il y a un an. Les ventes d'ordinateurs Mac ont progressé de 14%, à 5,5 millions de pièces. On remarquera également la progression constante dans ce qu'Apple appelle les "services", comme iTunes, AppStore et ApplePay. Le CA des apps (applications pour appareils mobiles) a même progressé de 41%. Grâce au partenariat avec Apple, quelque cent nouvelles applications grossiront l'AppStore cette année. Actuellement, ces services pèsent un peu plus de 6% du CA. Au niveau du groupe, le CA a progressé de 30% par rapport à l'an dernier, pour atteindre 74,6 milliards USD. On notera surtout la hausse du CA de 70% en Chine. Le partenariat avec China Mobile porte donc ses fruits. Avec un CA de 16,1 milliards USD, la Chine a d'ailleurs presque rattrapé l'Europe (17,2 milliards USD) puisqu'elle est pour la marque à la pomme le deuxième marché par ordre d'importance. Contrairement à d'autres entreprises technologiques américaines, Apple n'est guère handicapée par l'appréciation du dollar (USD), sauf en Russie où les ventes ont été temporairement arrêtées en raison de la forte baisse du rouble. La marge brute a progressé de 2%, à 39,9%. Apple dispose de 178 milliards USD en liquidités et investissements. La très attendue Apple Watch sera lancée en avril. ConclusionA respectivement 15 et 13,5 fois le bénéfice de cet exercice et du prochain, la valorisation est conforme à la moyenne du marché. Apple n'est donc pas chère, surtout compte tenu d'une croissance beaucoup plus rapide du CA et du bénéfice. L'action peut dès lors rester en portefeuille.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A