Apple a surmonté l'accès de faiblesse boursier de l'an dernier. Une performance qui s'explique surtout par le fait que les investisseurs anticipent l'annonce de nouveaux produits cet automne. Il est un fait que la dernière véritable nouveauté date déjà de 2010, avec le lancement de la tablette iPad. Depuis, Apple s'est contenté de mises à jour de produits existants. Les nombreuses nouveautés qui doivent être annoncées selon les observateurs suscitent donc une énorme impatience. En particulier le nouvel iPhone et un appareil portable qui s'est déjà vu attribuer le nom d'iWatch. Chez Apple proprement dit, on affirme en tout cas que le pipeline n'a jamais été aussi étendu. Malgré une gamme de produit...

Apple a surmonté l'accès de faiblesse boursier de l'an dernier. Une performance qui s'explique surtout par le fait que les investisseurs anticipent l'annonce de nouveaux produits cet automne. Il est un fait que la dernière véritable nouveauté date déjà de 2010, avec le lancement de la tablette iPad. Depuis, Apple s'est contenté de mises à jour de produits existants. Les nombreuses nouveautés qui doivent être annoncées selon les observateurs suscitent donc une énorme impatience. En particulier le nouvel iPhone et un appareil portable qui s'est déjà vu attribuer le nom d'iWatch. Chez Apple proprement dit, on affirme en tout cas que le pipeline n'a jamais été aussi étendu. Malgré une gamme de produits relativement "ancienne", le groupe n'a pas à rougir de son 3e trimestre 2013/2014. En fait, Apple propose un écosystème complet avec à la fois du hardware, du software et des services connexes. Entre avril et juin, l'entreprise a vendu 35,2 millions d'iPhone, 13% de plus que l'an dernier, mais un peu moins que les 36 millions attendus. L'iPhone représente 53% du chiffre d'affaires (CA) du groupe et revêt ainsi une importance cruciale pour la marque à la pomme. Selon IDC, les ventes globales de smartphones ont progressé de 23,1% au 2e trimestre. Samsung, le leader de marché, a vu sa part de marché s'effondrer de 32,3% à 25,2%. Mais Apple n'en a pas profité, la part de marché de l'iPhone retombant également de 13% à 11,9%. Qui a tiré les marrons du feu, par conséquent ? Les grands gagnants se trouvent en Asie : Huawei détient déjà près de 7% du marché des smartphones, alors que Xiaomi et Lenovo ne cessent de progresser. Le producteur chinois a d'ailleurs racheté Motorola à Google et devrait donc encore connaître une forte croissance. Jusqu'à présent, ces bouleversements sur le marché des smartphones n'ont eu qu'un impact réduit sur Apple, les Asiatiques privilégiant surtout le segment inférieur. Un nouvel iPhone 6 doté d'un écran plus grand doit répondre à une demande qu'Apple ne peut satisfaire actuellement. Apple a également profité du contrat avec China Mobile pour vendre 28% d'iPhone en plus. Le CA des iPhone dans les pays BRIC a d'ailleurs progressé de 26%. Plus inquiétant : le deuxième recul consécutif pour l'iPad. Les 13,3 millions d'exemplaires vendus entre avril et juin représentent une baisse de 9% en un an. Apple souffre de la concurrence de tablettes moins chères, surtout dans les marchés matures. Le CA provenant d'iTunes (et des services liés) a progressé de 12%. Avec 4,5 milliards USD, il dépasse désormais les ventes des produits Mac (4,4 milliards USD). Au niveau du groupe, le CA a progressé de 6% sur base annuelle, à 37,43 milliards USD, un montant légèrement inférieur aux 38 milliards USD attendus. Apple a profité de la baisse du prix des puces mémoire, qui a permis une augmentation de la marge brute de 36,9% à 39,4%. L'entreprise technologique a clos le trimestre avec 164 milliards USD de cash et d'investissements, et une dette à long terme de 29 milliards USD. Elle a également dépensé 8,3 milliards USD en dividendes et/ou rachats d'actions propres au 3e trimestre, ce qui porte le total à 51 milliards USD sur les 130 milliards USD prévus pour les actionnaires.ConclusionA respectivement 15 fois et 13,5 fois les bénéfices attendus pour cet exercice et le prochain, l'action ne semble pas excessivement chère par rapport à la concurrence. Mais la croissance modérée ne justifie pas une valorisation plus élevée à nos yeux.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A