Depuis sa nomination à la succession de Steve Jobs, le directeur d'Apple Tim Cook n'est pas encore parvenu à convaincre le public. Le cycle de vie des produits phares actuels touche lentement à sa fin et ces quatre dernières années, Apple n'a somme tout rien présenté d'autre que des versions adaptées des produits actuels. Cook affirme qu'il lancera bientôt plusieurs nouveautés. Une nouvelle version de l'iPhone, doté d'un écran plus grand est pour ainsi dire assurée. Plusieurs autres nouveautés seraient également dans le pipeline, comme un appareil portable. Mais même si ces produits arrivent effectivement prochainement, les produits actuels devront encore sauver les meubles pendant au moins deux trimestres. Ils y son...

Depuis sa nomination à la succession de Steve Jobs, le directeur d'Apple Tim Cook n'est pas encore parvenu à convaincre le public. Le cycle de vie des produits phares actuels touche lentement à sa fin et ces quatre dernières années, Apple n'a somme tout rien présenté d'autre que des versions adaptées des produits actuels. Cook affirme qu'il lancera bientôt plusieurs nouveautés. Une nouvelle version de l'iPhone, doté d'un écran plus grand est pour ainsi dire assurée. Plusieurs autres nouveautés seraient également dans le pipeline, comme un appareil portable. Mais même si ces produits arrivent effectivement prochainement, les produits actuels devront encore sauver les meubles pendant au moins deux trimestres. Ils y sont parvenus en partie au cours de la période comprise entre janvier et mars. En termes de chiffre d'affaires (CA; 45,6 milliards USD, +4,7%) comme de bénéfice (10,2 milliards USD, +7%), les résultats sont supérieurs au consensus, même si les attentes n'étaient plus si ambitieuses après plusieurs trimestres moins bons. Apple a vendu 43,7 millions d'iPhones, soit 17% de plus qu'un an plus tôt et 6 millions de plus que prévu. Au dernier trimestre 2013, les ventes totalisaient encore 4 millions d'unités de moins qu'escompté. On note donc un revirement positif, même si le marché des smartphones dans son ensemble a connu une hausse de 24%, plus rapide autrement dit. Le prix de vente moyen par iPhone a reculé sur base trimestrielle de 41 USD. En Chine, les modèles 4S plus anciens (et moins chers) se sont mieux vendus. L'avantage est qu'à nouveau, la marge brute (39,3%) s'est améliorée de 1,8% car les coûts de production du 4S sont inférieurs. Les ventes chinoises ont augmenté de 13% et représentent près d'un cinquième du CA du groupe. Les ventes nettement moins bonnes de l'iPad (-14% et 2,7 millions d'unités de moins que prévu) ont été passées sous silence. Le marché a cru à l'explication d'Apple selon lequel le cycle de remplacement des tablettes est plus long que celui des smartphones et que le même trimestre l'an dernier n'était absolument pas représentatif. Le fait est qu'Apple n'a pas de tablette bon marché dans sa gamme de produits, contrairement aux concurrents. Cook se montre plus réceptif que son prédécesseur face aux arguments des actionnaires activistes, qui exigent leur part du gâteau (les liquidités d'Apple). L'an dernier, Cook a déjà retourné sa veste l'an dernier et encore étendu le programme de rachat d'actions propres, alors que le dividende trimestriel a été accru de 8%, à 3,29 USD par action. En conséquence de la forte hausse de cours après le rapport trimestriel, le rendement est cependant resté inchangé. Apple avait déjà un mandat pour le rachat d'actions propres jusqu'à 60 milliards USD. Ce montant a à présent été relevé à 90 milliards USD. A la fin du premier trimestre, le groupe avait 150,6 milliards USD en caisses, soit environ un tiers de la capitalisation boursière actuelle de la société. Cela dit, pour des motifs fiscaux, Apple empruntera pour le versement prévu. Le 9 juin, l'action sera scindée en 7. Les actionnaires existants recevront donc 6 nouvelles actions. Apple espère en outre être intégré dans l'indice (Dow Jones), ce qui pourrait soutenir le titre.ConclusionApple ne s'est pas mal comporté sur le plan opérationnel, mais selon nous, la réaction euphorique du marché est excessive. Le dividende en hausse, le rachat d'actions et la scission détournent l'attention de ce que les investisseurs attendent vraiment : de nouveaux produits. D'ici là, il ne sert à rien de courir derrière le cours.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A