L'année 2013 ne fut pas exceptionnelle en Bourse pour Apple. Ce n'est que grâce à un très bon 4e trimestre que l'action est parvenue à clôturer l'année sur un gain limité de 5,5%, soit largement moins que la plupart des grands indices boursiers. Les analystes qui annonçaient des objectifs de cours de 1000 USD et plus sont retombés dans le silence depuis lors... Depuis 2013, la direction annonce une fourchette de chiffre d'affaires (CA) assez large, qui s'est cependant avérée réaliste. C'était d'ailleurs également le cas au cours des trois derniers mois de l'an dernier. Apple a présenté un CA de 57,6 milliards USD, soit 5,7% de plus qu'un an plus tôt et un chiffre en ligne avec les prévisions. Le bénéfice a é...

L'année 2013 ne fut pas exceptionnelle en Bourse pour Apple. Ce n'est que grâce à un très bon 4e trimestre que l'action est parvenue à clôturer l'année sur un gain limité de 5,5%, soit largement moins que la plupart des grands indices boursiers. Les analystes qui annonçaient des objectifs de cours de 1000 USD et plus sont retombés dans le silence depuis lors... Depuis 2013, la direction annonce une fourchette de chiffre d'affaires (CA) assez large, qui s'est cependant avérée réaliste. C'était d'ailleurs également le cas au cours des trois derniers mois de l'an dernier. Apple a présenté un CA de 57,6 milliards USD, soit 5,7% de plus qu'un an plus tôt et un chiffre en ligne avec les prévisions. Le bénéfice a évolué plutôt latéralement en termes nominaux (13,1 milliards USD) mais l'effet du rachat d'actions a permis une appréciation du bénéfice par action de 5% (14,5 USD). Voilà pour les bonnes nouvelles. Apple s'est tassé de 8% en début de séance car les ventes d'iPhone ne satisfaisaient pas les prévisions, et les projections pour le trimestre en cours n'ont pas davantage séduit le marché. Par ailleurs, l'évolution du marché chinois, qui représente 15% du CA total, est également décevante. Le contrat avec China Mobile avait nourri certains espoirs, qui n'ont pas tous été comblés. Entre octobre et décembre, Apple a écoulé 51 millions d'iPhones, soit près de 4 millions d'unités en moins que prévu. Mais pourquoi le marché concentre-t-il son attention sur l'iPhone, alors que la gamme de produits d'Apple est bien plus vaste ? La réponse est simple : l'iPhone représente 56% du CA du groupe et même plus de 70% du bénéfice du groupe. Le groupe d'études de marché IDC a estimé qu'en 2013, pour la première fois, plus d'un milliard de smartphones ont été vendus, ce qui représente une augmentation de 40% sur une base annuelle. Elément inquiétant pour Apple : les ventes d''iPhone ont augmenté de seulement 13%, alors que l'appareil est désormais vendu partout dans le monde et dans plusieurs versions. La réalité est que la croissance se concentre dans le segment de marché inférieur. Apple a certes lancé le 5C, meilleur marché, mais l'écart de prix était trop réduit pour balayer la concurrence. Le segment des smartphones et tablettes plus coûteuses sature peu à peu. Les chiffres de vente plutôt décevants ne sont d'ailleurs pas tout à fait surprenants. En début de mois, Samsung avait déjà dû confesser des ventes décevantes de smartphones. Qui plus est, le plus grand opérateur américain Verizon a activé moins de smartphones au 4etrimestre, ce qui constituait une indication de la baisse des ventes d'iPhones. Les parts de marché de l'iPhone sur le marché global sont revenues à 15%. Des entreprises telles que Huawei et Lenovo, qui s'adressent au segment meilleur marché, ont pu présenter les chiffres de croissance les plus solides. Apple a clôturé le trimestre avec une trésorerie de 158 milliards USD. Son dividende trimestriel reste inchangé à 3,05 USD par action. Pour satisfaire ses actionnaires, le groupe doit renouer le plus rapidement possible avec la croissance. L'innovation est importante à cet égard. La nouveauté la plus récente du groupe est l'iPad, qui remonte déjà à 2010.Conclusion :2014 sera une année charnière pour Apple. Le groupe continue de produire beaucoup de liquidités mais il ne peut plus se contenter désormais d'améliorer les produits existants. Dans la valorisation (12 à 13 fois le bénéfice escompté), il convient de tenir compte également de l'immense trésorerie de 175 USD par action.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 3C