En raison du phénomène naturel El Niño qui avait sévi l'année précédente, la production d'huile de palme du groupe de plantations Anglo-Eastern Plantations (AEP) a subi un coup de frein l'an dernier, tout comme celle de ses pairs. Elle a bien repris au dernier trimestre (+12%, à 269.200 tonnes), limitant le repli sur une base annuelle à 0,3% (897.700 tonnes). En prévision, le groupe avait racheté de nombreux fruits à des agriculteurs locaux (progression des rachats de 20%, à 813.700 tonnes en 2016), si bien que, malgré une légère baisse du pourcentage d'extraction des fruits, de 21,2 à 20,9%, sa production d'huile de palme a augmenté de 10%, à 353.100 tonnes. Heureusement, le prix de l'huile de palme s'est accru sur une base annuelle de 15%, de 613 à 706 dollars ...

En raison du phénomène naturel El Niño qui avait sévi l'année précédente, la production d'huile de palme du groupe de plantations Anglo-Eastern Plantations (AEP) a subi un coup de frein l'an dernier, tout comme celle de ses pairs. Elle a bien repris au dernier trimestre (+12%, à 269.200 tonnes), limitant le repli sur une base annuelle à 0,3% (897.700 tonnes). En prévision, le groupe avait racheté de nombreux fruits à des agriculteurs locaux (progression des rachats de 20%, à 813.700 tonnes en 2016), si bien que, malgré une légère baisse du pourcentage d'extraction des fruits, de 21,2 à 20,9%, sa production d'huile de palme a augmenté de 10%, à 353.100 tonnes. Heureusement, le prix de l'huile de palme s'est accru sur une base annuelle de 15%, de 613 à 706 dollars la tonne, en raison du repli généralisé de la production d'huile de palme. Les deux plus grands producteurs, l'Indonésie (55%) et la Malaisie (31%), ont en effet vu leur production reculer de respectivement 3% et 13%, et les stocks ont baissé à leur plus faible niveau depuis 2011. La hausse combinée du prix de l'huile de palme et de la production du groupe lui a permis une augmentation du chiffre d'affaires (CA) de 25,3%, à 246,2 millions de dollars. Le bénéfice brut récurrent a plus que doublé, à 57,5 millions de dollars (26 millions en 2015, soit +121%), et si l'on tient compte de la revalorisation des actifs biologiques, c'est une hausse de 25,3 millions, à 60,8 millions de dollars (+140%). Le bénéfice net par action s'est hissé de 24,66 à 87,58 centimes de dollar. La superficie cultivée est passée de 1570 à 66.670 hectares fin 2016 et 1516 hectares ont été replantés. En outre, la croissance de la production est assurée pour la décennie prochaine, dans la mesure où 82% des palmiers sont matures mais n'ont que 11 ans. AEP dispose par ailleurs d'une superficie non cultivée de 62.000 hectares. Bien que les négociations délicates avec les agriculteurs locaux au sujet des indemnités de compensation aient ralenti le rythme de son expansion ces dernières années, le groupe table à terme sur une extension considérable de la superficie cultivée. Mais cela a un coût - 10.000 dollars l'hectare -, et le groupe utilise donc avec parcimonie la trésorerie disponible (qui a augmenté l'an dernier de 70 à 84 millions de dollars, ou 165 pence par action). Il a tout de même relevé à nouveau le dividende brut à 3 pence par action, après l'avoir abaissé contre toute attente l'an dernier de 3 à 1,75 pence. Les perspectives pour l'exercice en cours sont enthousiasmantes. La production du groupe a progressé au premier trimestre de 20% et le prix de l'huile de palme s'est élevé en moyenne à 773 dollars la tonne, contre 631 dollars en 2016 (soit +22,3%). Ces dernières semaines, ce prix a toutefois fléchi à 660 dollars la tonne en conséquence de la perspective d'une production accrue d'huile de palme et de nouvelles récoltes record pour le soja. Une récente étude de Peel Hunt souligne à nouveau la valorisation extrêmement faible d'AEP. La valeur de l'entreprise par hectare cultivé s'élève à peine à 5400 dollars, quand pour la plupart de ses concurrents les valorisations sont comprises entre 10.000 et 15.000 dollars. La rentabilité de la production par hectare est inférieure à la moyenne du secteur (3,8 au lieu de 4,1 tonnes). Anglo-Eastern Plantations a présenté des chiffres annuels très corrects. Ces derniers mois, l'action a consolidé après une forte hausse au deuxième semestre 2016. Nous réitérons notre conseil d'achat sur la base de sa valorisation excessivement faible et des perspectives favorables à long terme.Conseil : digne d'achatRisque : moyenRating :1BDevise : livre SterlingMarché : LondresCapit. boursière : 282 millions GBPC/B 2016 : 10,5C/B attendu 2017 : 6Perf. cours sur 12 mois : +45 %Perf. cours depuis le 01/01 : +6 %Rendement du dividende : 0,4 %