Alphabet, le holding qui chapeaute Google, a clos l'année 2020 en force et poursuit sur son élan en 2021, même si la base de comparaison (un premier semestre 2020 médiocre) est favorable.
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Alphabet, le holding qui chapeaute Google, a clos l'année 2020 en force et poursuit sur son élan en 2021, même si la base de comparaison (un premier semestre 2020 médiocre) est favorable. Alphabet tire la majeure partie de ses revenus de la publicité en ligne; or le confinement a donné des ailes au commerce électronique et donc, aux budgets publicitaires qui lui sont liés. Le chiffre d'affaires (CA) du groupe a augmenté de 34% sur un an, à 55,3 milliards de dollars, dont 51,18 milliards de dollars sont à mettre au crédit de Google Services, le coeur d'activité de Google; Google Services englobe la publicité, le système d'exploitation Android, Google Chrome, le matériel informatique, Google Maps, Google Play, Google Search (31,88 milliards de dollars, soit près de 58% du CA du groupe) mais aussi, YouTube, qui a généré 6 milliards de dollars de recettes publicitaires (+50% sur un an) et apporte désormais 11% du CA au groupe. Le CA de Google Network (annonces sur les sites partenaires) a augmenté de 30%, à 6,8 milliards de dollars. Les ventes du Play Store et d'abonnements à YouTube Premium (Google Other) ont progressé de près de 50% sur l'année, à 6,5 milliards de dollars. Fitbit, récemment racheté, sera aussi rattaché à la division. Le bénéfice opérationnel de Google Services s'est élevé à 19,55 milliards de dollars au premier trimestre. Google Cloud (le cloud et Google Workspace), la deuxième division par ordre d'importance, a généré un CA de 4,05 milliards de dollars (+46% sur un an, et un peu plus de 7% du CA consolidé), grâce à l'accélération de la demande de services basés sur le cloud (stockage et outils de réunion en ligne, gestion des bases de données, etc.) mais reste, avec une perte opérationnelle de 974 millions de dollars (-1,73 milliard un an plus tôt), déficitaire. Other Bets, une série de produits tests, a accusé une perte opérationnelle de 1,15 milliard, pour un CA de 198 millions de dollars. Le bénéfice opérationnel du groupe a atteint 16,44 milliards de dollars (+30% en un an). Le bénéfice net a fortement augmenté, à 17,9 milliards de dollars, contre 6,8 milliards un an auparavant, mais plusieurs facteurs exceptionnels expliquent ce phénomène, dont la plus-value exceptionnelle de 4,8 milliards de dollars sur le portefeuille d'actions. Alphabet ayant en outre décidé de prolonger d'un an la durée de vie économique d'un certain nombre de serveurs et d'équipements de réseau, il a repris pour 835 millions d'euros d'amortissements, ce qui a eu des retombées positives sur le bénéfice net de 650 millions de dollars après impôts. Le groupe, qui a dégagé un cash-flow opérationnel de 19,3 milliards de dollars au premier trimestre, a investi près de 6 milliards de dollars en bâtiments et en infrastructures, soit un cash-flow disponible de 13,3 milliards de dollars. On opposera aux 135,1 milliards de liquidités 28,3 milliards de dollars de dettes. A 109,8 milliards de dollars, la trésorerie nette est un peu moins élevée que ce qu'elle était fin 2020 (111,6 milliards). Le nouveau programme de rachat d'actions, d'un montant de 50 milliards de dollars, réduira le flottant d'environ 3%, avec un effet positif sur le bénéfice par action.Alphabet profite de sa position dominante sur le marché de la publicité en ligne, en plein essor, et présente une position financière très solide. Mais le risque d'une scission forcée est toujours réel et la valorisation est tendue, bien que les rachats d'actions fassent amortisseur en cas de correction. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 2.236,3 dollarsMarché: NasdaqTicker: GOOG USCode ISIN: US02079K1079Capit. boursière: 1.486 milliards USDC/B 2020: 38C/B attendu 2021: 25,5Perf. cours sur 12 mois: +71%Perf. cours depuis le 01/01: +28%Rendement du dividende: -