Alphabet, la société mère de Google, achève un trimestre mitigé, avec un chiffre d'affaires (CA) meilleur que prévu, mais un recul de la rentabilité. Le CA du groupe a progressé de 20% en un an, à 40,5 milliards de dollars, dépassant le consensus de quelque 300 millions de dollars. Si l'on fait abstraction de l'effet de change, la croissance atteint même 22%. La majeure partie du CA (33,9 milliards de dollars) provient de la publicité, car le modèle opérationnel est entièrement axé sur la vente de publicités en ligne. Les sites de Google, dont le moteur de recherche, YouTube, Google Maps et Google Drive, ont produit 28,6 milliards de CA (+19% en un an); le CA des sites partenaires s'élève à 5,3 milliards de dollars, en hausse de 8% sur un an, mais notons...

Alphabet, la société mère de Google, achève un trimestre mitigé, avec un chiffre d'affaires (CA) meilleur que prévu, mais un recul de la rentabilité. Le CA du groupe a progressé de 20% en un an, à 40,5 milliards de dollars, dépassant le consensus de quelque 300 millions de dollars. Si l'on fait abstraction de l'effet de change, la croissance atteint même 22%. La majeure partie du CA (33,9 milliards de dollars) provient de la publicité, car le modèle opérationnel est entièrement axé sur la vente de publicités en ligne. Les sites de Google, dont le moteur de recherche, YouTube, Google Maps et Google Drive, ont produit 28,6 milliards de CA (+19% en un an); le CA des sites partenaires s'élève à 5,3 milliards de dollars, en hausse de 8% sur un an, mais notons que du fait de la rémunération des partenaires, cette branche génère un bénéfice moindre. La division Google Other, laquelle rassemble toutes les activités de l'entreprise qui ne sont pas directement liées à a publicité (cloud, applications Google Play et matériel, avec notamment Fitbit, acquis pour 2,1 milliards de dollars après la clôture du trimestre), a vu son CA augmenter de 39% en un an, à 6,4 milliards de dollars. Comme Facebook et Apple, Alphabet a par ailleurs des visées sur la sphère financière et proposera dès 2020 des comptes en banque en collaboration avec Citigroup. La plus petite division du groupe, baptisée Other Bets, qui regroupe les activités d'avenir (voitures autonomes, intelligence artificielle, etc.), affiche une perte opérationnelle de 941 millions de dollars pour un CA de 155 millions de dollars. La rentabilité d'Alphabet s'est dégradée au troisième trimestre. Les dépenses opérationnelles ont augmenté à 13,8 milliards de dollars (+3 milliards de dollars en un an) en raison des recrutements massifs et de la hausse des investissements en R&D et marketing. La marge bénéficiaire brute est retombée à 70,9%, contre 73,1% l'an dernier. La marge d'exploitation (cash-flow opérationnel/CA) a, elle, atteint 49,2%, contre 51,2% un an plus tôt. A 7,1 milliards de dollars, ou 10,06 dollars par action, le bénéfice net est resté nettement en deçà du consensus (12,46 dollars); entre autres, le taux d'imposition a doublé (à 18%) et les pertes latentes sur investissements se sont élevées à 1,53 milliard de dollars (1,38 milliard en 2018). A l'instar de ses concurrents, Alphabet reste dans le collimateur du régulateur pour non-respect de la vie privée et abus de position dominante. Alphabet envisagerait une scission du site de vidéo et de streaming YouTube pour réduire sa taille, tout en faisant apparaître de la valeur cachée, puisque les entreprises spécialisées dans le streaming affichent des valorisations plus élevées. Alphabet a produit un cash-flow disponible de 8,7 milliards de dollars au troisième trimestre, en hausse de 11% en glissement annuel. La position de trésorerie atteignait ainsi 121,2 milliards de dollars fin septembre. Au deuxième trimestre, Alphabet avait accru de 25 milliards de dollars le budget alloué aux rachats d'actions; il a dépensé à cette fin 5,7 milliards de dollars au troisième trimestre, et 12,3 milliards depuis janvier. Alphabet continue à croître et à produire un cash-flow élevé, mais les coûts augmentant plus rapidement que les revenus, il voit ses marges baisser structurellement. Une éventuelle scission de YouTube pourrait amadouer les régulateurs, mais elle n'est pas actée. Récemment étendu, le programme de rachats d'actions soutient le cours de l'action, qui reste néanmoins trop chère à nos yeux.Conseil: vendreRisque: moyenRating: 3BCours: 1.313,55 dollarsMarché: NasdaqTicker: GOOG USCode ISIN: US02079K1079Capit. boursière: 906 milliards USDC/B 2019: 30C/B attendu 2020: 24Perf. cours sur 12 mois: +26%Perf. cours depuis le 01/01: +27%Rendement du dividende: -