Le groupe pétrolier norvégien a annoncé fin décembre qu'il rachèterait, pour environ 125 milliards de couronnes norvégiennes (NOK) (14 milliards USD), les actifs pétro-gaziers du suédois Lundin Energy, lequel se concentrera désormais sur les énergies renouvelables. Ce dernier n'est, comme lui, actif que sur le plateau continental norvégien (PCN). Après ce mariage, Aker BP verra sa production journalière passer à quelque 400.000 barils d'équivalent pétrole. En 2021, il devrait en avoir produit 210.000 chaque jour.
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Le groupe pétrolier norvégien a annoncé fin décembre qu'il rachèterait, pour environ 125 milliards de couronnes norvégiennes (NOK) (14 milliards USD), les actifs pétro-gaziers du suédois Lundin Energy, lequel se concentrera désormais sur les énergies renouvelables. Ce dernier n'est, comme lui, actif que sur le plateau continental norvégien (PCN). Après ce mariage, Aker BP verra sa production journalière passer à quelque 400.000 barils d'équivalent pétrole. En 2021, il devrait en avoir produit 210.000 chaque jour. Aker BP paiera le suédois en numéraire (2,22 milliards USD) et en actions (émission de 271,91 millions de nouveaux titres Aker BP). Les actionnaires de Lundin détiendront alors 43% du groupe fusionné. La famille suédoise Lundin en détiendra 14,4% et en sera le 3e actionnaire principal après Aker ASA (21,2%) et BP (15,9%). En décembre, Aker ASA et BP avaient déjà vendu ensemble 18 millions d'actions (5% des actions en circulation) à 310 NOK l'unité, après quoi leur participation était retombée à respectivement 37,14% et 27,85%. La transaction devrait être bouclée au 2e trimestre. Le mariage, en 2016, entre Det Norske (issu du groupe Aker ASA) et BP Norge (les actifs pétro-gaziers norvégiens de BP) avait déjà donné naissance à un géant. De cette nouvelle union naîtra un véritable mastodonte en Norvège.Lundin Energy détient entre autres une participation de 20% dans le projet pétrolier et gazier ultraprometteur Johan Sverdrup. Aker BP aussi: pour l'heure, il détient 11,6% de ce gigantesque gisement. Le nouveau groupe deviendra la plus grande compagnie pétrolière et gazière cotée en Bourse active sur le PCN. Sa structure de coûts sera faible, il émettra peu de carbone, son potentiel de croissance sera énorme, et l'on peut s'attendre à un dividende attrayant. Sa production journalière pourrait atteindre 525.000 barils d'équivalent pétrole en 2028, quand certains gisements en pipeline seront mis en production. Les partenaires estiment les gains de synergie opérationnelle annuels à 200 millions USD. Le dividende trimestriel sera porté à 0,475 USD par action en 2022 (+14%), soit un rendement annuel brut de 6%. Il sera encore relevé d'au moins 5% par an au cours des années qui viennent, pour autant que le cours du pétrole se maintienne au-delà de 40 USD le baril. Notre conseil demeure pour l'instant inchangé, mais nous procédons à une vente (temporaire) dans le portefeuille modèle. Compte tenu de la correction attendue sur les marchés boursiers, l'action recèle en effet à ce stade (finalisation de la fusion au 2e trimestre seulement) un faible potentiel haussier. Conseil: conserver/attendre Risque: moyenRating: 2BCours: 283,60 couronnesTicker: AKERBP NOCode ISIN: NO0010345853Marché: OsloCapit. boursière: 100,4 milliards NOKC/B 2021: 13C/B attendu 2022: 12Perf. cours sur 12 mois: +21%Rendement du dividende: 6%