Le groupe Tessenderlo, qui s'articule autour des divisions Agro, Bio-valorisation, Solutions industrielles et T-Power, a connu, s'agissant du chiffre d'affaires (CA), une bonne année 2021 après un excellent cru 2020.
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Le groupe Tessenderlo, qui s'articule autour des divisions Agro, Bio-valorisation, Solutions industrielles et T-Power, a connu, s'agissant du chiffre d'affaires (CA), une bonne année 2021 après un excellent cru 2020. La division Agro, constituée principalement de Tessenderlo Kerley (engrais provenant de déchets de raffineries), a clos le 2e semestre sur une hausse du CA de quelque 70,2% (de 220,7 à 375 millions d'euros), dépassant de plus de 44% le consensus. Comme elle avait enregistré une progression de 3% de son CA au 1er semestre, la croissance, sur l'ensemble de l'exercice, s'établit à 28,5% (de 582,9 à 749,3 millions d'euros) - à cours de change constants: 31,4%. Elle la doit à la hausse des volumes comme des prix de vente. Agro demeure la première division du groupe par le CA, mais aussi et surtout, par le cash-flow opérationnel (Ebitda), de 147,4 millions d'euros en 2021, soit 41,6% du total du groupe et 17,4% de plus qu'en 2020. La marge d'Ebitda (Ebitda/CA) est dès lors tombée de 21,5 à 19,7%. En 2020, la Bio-valorisation (traitement de déchets d'abattage et gélatine) avait le plus agréablement surpris. Sa concentration sur les produits à plus haute valeur ajoutée et les très bons clients porte toujours ses fruits. Son CA s'est accru de 11,7% (avant l'effet de change: de 12,8%), de 575,7 à 643,2 millions d'euros, 14% de mieux qu'attendu par les analystes. En revanche, l'Ebitda ajusté a reculé de 4,2% (de 81,9 à 78,5 millions d'euros), alors qu'il avait bondi de 45% en 2020. La division Solutions industrielles (canalisations en plastique et traitement de l'eau) a vu son CA progresser de 21,3% (de 509,1 à 617,8 millions d'euros) et son Ebitda ajusté gagner près de 44% (de 53 à 76,1 millions d'euros). Quant à la centrale T-Power, elle signe un CA quasi stable (+2,5%, à 71,2 millions d'euros) mais un Ebitda ajusté décevant (-3,5%, à 52,2 millions). Le CA consolidé a progressé de 19,8%, à 2,081 milliards d'euros, mais la hausse de l'Ebitda ajusté n'a pas dépassé 12,6% (de 314,6 à 354,2 millions; la direction attendait une croissance d'au moins 10%). Le bénéfice consolidé s'est établi à 188,3 millions d'euros (4,36 euros par action). La dette financière nette a encore fondu, de 201,3 millions d'euros fin 2020 à 74,8 millions fin 2021 (-62,8%), à 0,2 fois l'Ebitda seulement, donc. Il y a dès lors fort à parier que Tessenderlo ne sera plus endetté fin 2022. Pour cet exercice, la direction table sur un Ebitda ajusté comparable à celui de 2020 (354,2 millions). Nous saurons cette année si le groupe obtient le permis de construction d'une deuxième centrale TGV (turbine gaz-vapeur) à Tessenderlo. Mais nous suivrons davantage l'évolution des droits de vote au sein du groupe: Luc Tack disposera-t-il de 75% des droits de vote (pour l'heure, plus de 70%) et dans l'affirmative, remettra-t-il sur le tapis le projet de fusion entre Picanol et Tessenderlo?Presque plus endetté, Tessenderlo affiche à nos yeux une valorisation très faible, à 9 fois le bénéfice, 1,25 fois la valeur comptable et moins de 5 fois le rapport valeur de l'entreprise (EV)/Ebitda attendus en 2022. Cela dit, nous sommes heureux d'avoir pu y investir à un cours moyen d'à peine 32 euros, pour le portefeuille modèle. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 32,80 eurosTicker: TESB BBCode ISIN: BE0003555639Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,415 milliard EURC/B 2021: 7,5C/B attendu 2022: 8Perf. cours sur 12 mois: -14%Perf. cours depuis le 01/01: -5%Rendement du dividende: -