Alors qu'elle avait bien entamé l'année, l'action souffre depuis le début du mois de juin. Le marché n'a guère été impressionné par Impact24, le plan stratégique, pourtant ambitieux, adopté par l'assureur belge pour la période 2022-2024. Le plan mise sur la solidité des activités en Europe et en Asie pour gagner des parts de marché, ainsi que sur des opportunités de croissance dans certaines activités connexes (santé, protection, plateformes numériques, réassurance, etc.). Il fait la part belle aux acquisitions en Asie (hors Chine), dans les marchés existants et dans un 4e marché st...

Alors qu'elle avait bien entamé l'année, l'action souffre depuis le début du mois de juin. Le marché n'a guère été impressionné par Impact24, le plan stratégique, pourtant ambitieux, adopté par l'assureur belge pour la période 2022-2024. Le plan mise sur la solidité des activités en Europe et en Asie pour gagner des parts de marché, ainsi que sur des opportunités de croissance dans certaines activités connexes (santé, protection, plateformes numériques, réassurance, etc.). Il fait la part belle aux acquisitions en Asie (hors Chine), dans les marchés existants et dans un 4e marché stratégique en Europe, de préférence dans la branche Non-Vie, la santé et la protection en Vie. Le fait qu'il réduise les chances d'organiser un programme de rachat d'actions annuel a déçu certains analystes. Le temps montrera si Hans De Cuyper, le nouveau CEO, appliquera des critères moins stricts que son prédécesseur. Conformément au plan actuel, un programme de rachat d'actions, d'une valeur de 150 millions d'euros (1,8% des titres en circulation), démarrera en tout cas le 1er septembre. La croissance, de 6% à 8%, du bénéfice par action visée pour les trois prochaines années (5%-7% dans le plan actuel), devrait permettre à l'entreprise de dégager un bénéfice de 1,1 à 1,2 milliard d'euros d'ici à 2024. Impact24 prévoit également la distribution de 1,5 à 1,8 milliard d'euros de dividendes sur cette période, soit un rendement estimé de 6% à 8%. La part de l'Asie dans le bénéfice net doit passer de 40% en 2021 à 50% en 2024. Le repli s'explique également par la baisse des résultats enregistrée au 2e trimestre qui, combinée aux dramatiques inondations du mois de juillet, a incité l'assureur à en revenir à son bénéfice prévisionnel de 850 à 950 millions d'euros sur l'année (les prévisions avaient été relevées à 900-950 millions à l'issue du 1er trimestre). Les inondations pourraient lui coûter 400 millions d'euros et grever de 55 millions le résultat net du 3e trimestre. A 111 millions d'euros, le bénéfice net du 2e trimestre a cédé 67% en glissement annuel (consensus: 151 millions). Le bénéfice net du semestre s'établit à 407 millions d'euros, en baisse de 49% en un an (791 millions, un chiffre qui comprenait le produit exceptionnel de 332 millions sur le rachat de titres subordonnés). L'Europe s'est montrée un peu plus performante que prévu. En Asie, la baisse des taux en Chine et les pertes de capital en Vie ont plombé les résultats du 2e trimestre. L'action vaut aujourd'hui 9,3 fois le bénéfice net escompté pour 2021 et 0,7 fois la valeur comptable, ce qui est intéressant. Nous trouvons la correction excessive et passons un nouvel ordre d'achat. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 43,18 eurosTicker: AGSN BBCode ISIN: BE0974264930Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 8,2 milliards EURC/B 2020: 7C/B attendu 2021: 9Perf. cours sur 12 mois: +16%Perf. cours depuis le 01/01: -3%Rendement du dividende: 6,1%