Après un 1er trimestre meilleur que prévu, Shell a déçu au 2e trimestre et accusé son plus net recul intraséance depuis janvier 2016 (-5%). Shell a surtout souffert de la baisse des prix énergétiques, que la branche Downstream (raffinage et marketing) et la division Chimie n'ont pu compenser. Le bénéfice ajusté du groupe a reculé de 26% en un an, à 3,46 milliards de dollars - manquant vraiment le consensus (4,9 milliards de dollars). Malgré la baisse du nombre d'actions en circulation, le bénéfice par action (BPA) a fléchi de 0,56 à 0,43 dollar. La division Upstream (exploration et production) a vu son bénéfice reculer de 1,5 à 1,3 milliard de dollars avec le repli des cours pétroliers. Integrated Gas affiche un recul encore plus marqué du bénéfic...

Après un 1er trimestre meilleur que prévu, Shell a déçu au 2e trimestre et accusé son plus net recul intraséance depuis janvier 2016 (-5%). Shell a surtout souffert de la baisse des prix énergétiques, que la branche Downstream (raffinage et marketing) et la division Chimie n'ont pu compenser. Le bénéfice ajusté du groupe a reculé de 26% en un an, à 3,46 milliards de dollars - manquant vraiment le consensus (4,9 milliards de dollars). Malgré la baisse du nombre d'actions en circulation, le bénéfice par action (BPA) a fléchi de 0,56 à 0,43 dollar. La division Upstream (exploration et production) a vu son bénéfice reculer de 1,5 à 1,3 milliard de dollars avec le repli des cours pétroliers. Integrated Gas affiche un recul encore plus marqué du bénéfice, de 2,3 à 1,7 milliard de dollars. Shell pèse environ 25% du marché mondial du gaz naturel liquide (GNL), où les prix se sont effondrés ces derniers mois du fait de la suroffre planétaire, à 4 dollars par million de British Thermal Units (Btu) contre 10 dollars en 2018. Au 2e trimestre, le prix moyen du GNL avait baissé de 40% en un an; aucune embellie n'est prévue à court terme si le ralentissement économique se poursuit. A plus long terme, la part du GNL devrait cependant augmenter. Dans la division Downstream, le bénéfice a reculé de 1,7 à 1,3 milliard de dollars du fait de la contraction des marges de raffinage. Dans la Chimie, département le plus cyclique du groupe, il s'est même tassé de 73%. Outre la baisse des prix de l'énergie, Shell a également connu plusieurs difficultés opérationnelles: baisse de la production dans le Golfe du Mexique, usines hors service pour maintenance non planifiée... La production totale du groupe a progressé de 4% en un an, à 3,58 millions de barils d'équivalent pétrole par jour - un chiffre qui devrait augmenter ces prochains trimestres grâce au lancement de plusieurs projets. La hausse du cash-flow opérationnel (+16% en un an, à 11 milliards de dollars) provient surtout de modifications au niveau du fonds de roulement. Le cash-flow disponible a reculé, de 9,5 à 6,9 milliards de dollars, Shell ayant consacré 2,1 milliards de dollars au rachat de ses actions. Le groupe affirme que ses nouveaux projets généreront 5 milliards de dollars supplémentaires de trésorerie d'ici fin 2020 et confirme l'objectif d'un cash-flow libre annuel de 35 milliards de dollars d'ici 2025. La première phase du programme de rachats d'actions a été finalisée, avec 9,25 milliards de dollars de titres rachetés entre juillet 2018 et fin juin 2019. Ce trimestre, 2,75 milliards sont prévus, pour un total de 25 milliards de dollars fin 2020. Shell table en outre sur 5 milliards de dollars de revenus sur la vente d'actifs excédentaires en 2019 et 2020. Le dividende trimestriel est resté inchangé, à 0,47 dollar par action, soit 3,8 milliards de dollars. La dette du groupe s'est alourdie, à 66,5 milliards de dollars contre 64,7 milliards fin 2018 - avec 1,4 milliard de dollars de dette supplémentaire en raison de l'intégration de contrats de leasing du fait de l'adaptation des normes comptables. Le taux d'endettement s'élève actuellement à 27,6 %; Shell espère le ramener à 25% en 2020. La baisse de régime du 2e trimestre résulte de diverses circonstances de marché. Nous préférons nous concentrer sur le cash-flow abondant, qui permet de conjuguer dividende attrayant et rachat d'actions propres. Royal Dutch Shell demeure intéressant en tant que valeur de rendement d'un portefeuille de long terme. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 25,23 eurosTicker: RDSA NAMarché: Euronext AmsterdamCode ISIN: GB00B03MLX29Capit. boursière: 201,4 milliards EURC/B 2018: 11C/B attendu 2019: 11,5Perf. cours sur 12 mois: -4%Perf. cours depuis le 01/01: -1%Rendement du dividende: 6,6%