Vingt mois à peine après la conclusion du premier contrat avec le groupe américain Merck & Co dans le domaine des immunothérapies du cancer, un premier paiement d'étape de 3,5 millions EUR a déjà été effectué, en l'occurrence pour l'obtention d'une preuve de concept préclinique avec un nanocorps bispécifique (dirigé contre deux protéines cibles). Ablynx s'attend à ce que Merck lance la première étude clinique avec ce nanocorps en 2017. Ces progrès rapides confirment le vif intérêt de Merck pour l'étude des possibilités de traitement des cancers par nanocorps - en particulier dans les thérapies combinées. Ablynx peut percevoir un maximum de 340 millions EUR de paiements d'étapes par programme (dont le nombre est passé de 5 à 17 ...

Vingt mois à peine après la conclusion du premier contrat avec le groupe américain Merck & Co dans le domaine des immunothérapies du cancer, un premier paiement d'étape de 3,5 millions EUR a déjà été effectué, en l'occurrence pour l'obtention d'une preuve de concept préclinique avec un nanocorps bispécifique (dirigé contre deux protéines cibles). Ablynx s'attend à ce que Merck lance la première étude clinique avec ce nanocorps en 2017. Ces progrès rapides confirment le vif intérêt de Merck pour l'étude des possibilités de traitement des cancers par nanocorps - en particulier dans les thérapies combinées. Ablynx peut percevoir un maximum de 340 millions EUR de paiements d'étapes par programme (dont le nombre est passé de 5 à 17 en juillet), avec des royalties de plus en plus élevés à la commercialisation. Le marché de l'immunologie des tumeurs est estimé à 43 milliards USD pour 2022. Le premier produit de Merck dans ce domaine est le Keytruda (pic des ventes attendu de 6 milliards USD), qui a également connu un développement très rapide. En août, Ablynx a opté pour une commercialisation autonome du caplacizumab, un médicament contre la PTT, une maladie du sang potentiellement mortelle, en Europe et aux Etats-Unis. Un élément crucial ici est que le caplacizumab ne rompt pas avec la thérapie standard, mais réduit le risque de dommages secondaires graves aux organes grâce à une normalisation plus rapide du nombre de plaquettes sanguines. Le produit bénéficie d'un fort soutien du monde médical, mais en raison de la rareté de la maladie, une équipe commerciale de 100 à 150 personnes pour l'Europe (pic des ventes attendu de 80 à 100 millions EUR) et les Etats-Unis (150 millions EUR) suffit. Sur la base d'excellents résultats de phase II, une demande d'autorisation provisoire en Europe a été introduite au 1er semestre 2017 en vue d'une commercialisation à partir de 2018. L'étude de phase III a entre-temps été lancée, les résultats sont attendus fin 2007. S'ils sont positifs, la demande d'approbation aux Etats-Unis (décision en 2019) et la demande d'approbation définitive en Europe suivront en 2018. Le marché s'est posé quelques questions au moment de la décision d'AbbVie de privilégier son propre inhibiteur de JAK-1 et de ne pas acheter les droits du développement du filgotinib, l'inhibiteur de JAK-1 de Galapagos. En tant que leader sur le marché des médicaments contre le rhumatisme, AbbVie veut disposer d'un médicament de chaque type (inhibiteurs de TNF, inhibiteurs de JAK-1, IL-6R). ALX-0061, le médicament contre les rhumatismes d'Ablynx qui a été conçu en collaboration avec AbbVie, est un produit IL-6R ; AbbVie seul n'a pas de produit semblable en développement. La décision de prise en licence dépendra donc exclusivement des résultats des deux études de phase IIb qui seront réalisées au deuxième semestre 2016. Les résultats de l'étude de phase II sur l'ALX-0171, le médicament anti-VRS (virus respiratoire), seront publiés au premier semestre 2016. Ablynx veut maximiser la valeur de l'ALX-0171, et même, en cas de résultat positif, lancer au deuxième semestre une plus grande étude de phase IIb, dont les résultats seraient connus en 2017/2018.ConclusionAvec 268,4 millions EUR de liquidités fin juin, Ablynx peut pleinement investir dans un pipeline de plus en plus mature. Le marché doit encore découvrir l'énorme potentiel des contrats conclus avec Merck. L'an prochain sera crucial, avec les résultats des études de phase II (rhumatismes et VRS). Nous entrevoyons un fort potentiel haussier pour les 12 à 24 prochains mois, même s'il faut tenir compte d'un risque supérieur à la moyenne.Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating: 1C