La reprise de SABMiller a fait d'Anheuser-Busch InBev le leader absolu du secteur, très loin devant ses concurrents européens comme Heineken ou Carlsberg. Le géant brassicole a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires (CA) de 56,4 milliards de dollars (50 milliards d'euros), contre 36,3 milliards d'euros "seulement" en 2010. Ce n'est par ailleurs pas la diversité des bières qui manque; citons, à côté de marques internationales comme Budweiser, Corona, Stella Artois, etc., les championnes locales telles que Skol, Brahma, Cass, Jupiler, etc.
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La reprise de SABMiller a fait d'Anheuser-Busch InBev le leader absolu du secteur, très loin devant ses concurrents européens comme Heineken ou Carlsberg. Le géant brassicole a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires (CA) de 56,4 milliards de dollars (50 milliards d'euros), contre 36,3 milliards d'euros "seulement" en 2010. Ce n'est par ailleurs pas la diversité des bières qui manque; citons, à côté de marques internationales comme Budweiser, Corona, Stella Artois, etc., les championnes locales telles que Skol, Brahma, Cass, Jupiler, etc.Le redressement du cours, sur lequel nous comptons depuis le début de l'année, se fait désespérément attendre. Les chiffres de 2017 avaient pourtant fait oublier ceux de l'exercice précédent, à l'issue duquel le CEO, Carlos Brito, et le reste de la haute direction avaient dû faire une croix sur un certain nombre de bonus. En 2017, le "champion des coûts" a enregistré des marges bénéficiaires absolument exceptionnelles pour le secteur: après son recul, de 38,5% en 2015 à 36,7% l'année suivante, la marge d'Ebitda (rapport cash-flow d'exploitation/CA) a atteint un nouveau sommet (39,1%), grâce essentiellement à un excellent 4e trimestre (42,4%). D'abord reparti à la hausse, le cours s'est replié et les chiffres du 1er trimestre de 2018 n'ont pas suffi à convaincre les investisseurs hésitants. Les analystes se sont une fois encore montrés trop pessimistes. La contraction des volumes (-0,2%), principalement en Amérique du Nord (-4,2%), a certes été une mauvaise surprise. Cela n'a toutefois pas empêché la croissance organique (hors acquisitions/cessions) du CA (+4,7%) d'être conforme aux prévisions (consensus: +4,6%). La croissance organique de 6,6% de l'Ebitda (+4,7% escomptés), qui porte la marge d'Ebitda à 38,2% (37,2% au 1er trimestre de 2017), est digne d'être soulignée également.Le surcroît de consommation attendu à l'occasion de la Coupe du monde devrait soutenir les résultats du 2e trimestre, voire en partie ceux du troisième. Si en outre cet été l'ensoleillement est plus important aux Etats-Unis qu'un an plus tôt, les résultats du 3e trimestre seront meilleurs. Parvenir à égaler les excellents résultats du dernier trimestre de l'an dernier serait déjà une bonne chose. Les économies de coûts et les synergies rendues possibles par l'acquisition de SABMiller contribueront sans doute à porter la marge d'Ebitda vers de nouveaux sommets. Nous sommes convaincus que la limite "magique" des 40% de marge d'Ebitda sera pulvérisée (consensus: 41,4%). Nous misons sur une croissance des volumes. D'après la majorité des analystes, le groupe devrait pouvoir annoncer un bénéfice de 4,19 euros par action et un CA en légère hausse, à 57,15 milliards de dollars; nous espérons toutefois une croissance un peu plus vigoureuse que cela.Nous espérons depuis le début de l'année voir AB InBev combler son retard. Le secteur des biens de consommation durables est nettement à la traîne, mais les choses peuvent changer très vite. Après avoir surclassé l'indice Bel 20 de plus de 200% et le Stoxx 600 Food & Beverages de près de 150% au cours des 10 années précédentes, le titre cède depuis deux ans non loin de 40% au premier et 30% au second. Le marché est exagérément pessimiste. Notre fierté nationale dispose d'une énorme marge de progression - et rappelons que le rendement du dividende est devenu très intéressant lui aussi. Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1ACours : 82,32 eurosTicker : ABI BBCode ISIN : BE0974293251Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 166,2 milliards EURC/B 2017 : 24C/B attendu 2018 : 20Perf. cours sur 12 mois : -18 %Perf. cours depuis le 01/01 : -11 %Rendement du dividende : 4,4 %