Michel Doukeris (photo), à qui Carlos Brito a passé le flambeau à la mi-2021, peut être fier de sa première année à la tête d'AB InBev: comme au terme des deux trimestres précédents, il a présenté des résultats supérieurs aux attentes. Le cours de l'action fluctue moins, ces derniers temps. Sa performance est d'ailleurs relativement meilleure que celle des indices.
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Michel Doukeris (photo), à qui Carlos Brito a passé le flambeau à la mi-2021, peut être fier de sa première année à la tête d'AB InBev: comme au terme des deux trimestres précédents, il a présenté des résultats supérieurs aux attentes. Le cours de l'action fluctue moins, ces derniers temps. Sa performance est d'ailleurs relativement meilleure que celle des indices. Au premier trimestre de 2022, le brasseur a enregistré une croissance organique (hors acquisitions et cessions) de ses volumes de 2,8% (et de 2,2% pour les bières "maison"), de 135,55 à 139,34 millions d'hectolitres. Les analystes s'attendaient à ce qu'elle n'atteigne que 0,4%, à 135,93 millions d'hectolitres. Surpasser de 2,4% les attentes, c'est joli! Comme d'habitude, cette progression des volumes a dopé le chiffre d'affaires (CA) du groupe. AB InBev a en outre relevé considérablement les prix de ses bières pour compenser la hausse des coûts. Au premier trimestre, le CA s'est accru de 7,7%, de 12,29 à 13,23 milliards de dollars; c'est 0,5% de mieux qu'attendu (consensus: 13,16 milliards de dollars). La croissance organique du CA s'est établie à 11,1%. Mais, fait qui n'est cela dit pas nouveau, la progression du cash-flow opérationnel (Ebitda) n'a pas été aussi rapide que celle du CA. Si l'Ebitda a certes augmenté de 5,1%, à 4,486 milliards de dollars (4,267 milliards de dollars au premier trimestre de 2021), dépassant, comme au trimestre précédent, de 1,6% le consensus, qui tablait cette fois sur un Ebitda normalisé de 4,415 milliards de dollars, la marge d'Ebitda normalisée, soit le rapport entre l'Ebitda et le CA, a en revanche chuté, de 34,7% au premier trimestre de 2021 à 33,9% un an plus tard. Elle est également inférieure à celle de l'intégralité de l'exercice 2021 (35,4%). Elle demeure quoi qu'il en soit très élevée, par rapport à la moyenne du secteur. Le bénéfice sous-jacent par action s'est établi à 0,60 dollar au premier trimestre, dépassant de 0,05 dollar celui de la même période l'an passé. Le bénéfice normalisé par action a, lui, atteint 0,67 dollar (0,51 dollar un an plus tôt), surprenant agréablement le consensus (0,63 dollar, soit 6,4% de moins). La direction a confirmé s'attendre pour l'exercice à une croissance de l'Ebitda comprise entre 4 et 8%, et inférieure à celle du CA. A 1,5 fois la valeur comptable attendue et à moins de 11 fois le rapport valeur de l'entreprise (EV)/Ebitda escompté en 2022, la valorisation est toujours très acceptable. Nous attendant à une belle remontée du cours de l'action dans les 24 mois, nous maintenons notre position, dans le portefeuille modèle. Digne d'achat.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 53,48 eurosTicker: ABI BBCode ISIN: BE0974293251Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 92,9 milliards EURC/B 2021: 23C/B attendu 2022: 17Perf. cours sur 12 mois: -13%Perf. cours depuis le 01/01: -4%Rendmeent du dividende: 0,9%