Boskalis a de nouveau été sous les feux de la rampe au premier semestre, et pas seulement grâce à ses semestriels meilleurs que prévu. Car sa division Towage&Salvage (anciennement Smit Internationale) a réussi à dégager le gigantesque porte-conteneurs Ever Given, qui avait bloqué le canal de Suez pendant plusieurs jours. Cet incident a convaincu le président égyptien Abdul Al-Sisi de poursuivre l'élargissement du canal de Suez sur 40 kilomètres (dont 10 feront l'objet d'un agrandissement majeur). Les travaux nécessaires coûteront plus d'un milliard de dollars. Il n'est pas encore dit que Boskalis puisse remporter une partie du contrat, voire l'intégralité, mais les effets seront de toute manière positifs pour le groupe: ses navires de dragage pou...

Boskalis a de nouveau été sous les feux de la rampe au premier semestre, et pas seulement grâce à ses semestriels meilleurs que prévu. Car sa division Towage&Salvage (anciennement Smit Internationale) a réussi à dégager le gigantesque porte-conteneurs Ever Given, qui avait bloqué le canal de Suez pendant plusieurs jours. Cet incident a convaincu le président égyptien Abdul Al-Sisi de poursuivre l'élargissement du canal de Suez sur 40 kilomètres (dont 10 feront l'objet d'un agrandissement majeur). Les travaux nécessaires coûteront plus d'un milliard de dollars. Il n'est pas encore dit que Boskalis puisse remporter une partie du contrat, voire l'intégralité, mais les effets seront de toute manière positifs pour le groupe: ses navires de dragage pourront intervenir sur d'autres projets alors que la concurrence est mobilisée sur le canal de Suez, et les prix vont augmenter de manière globale. Si le secteur ressent toujours les effets de la pandémie, une embellie s'esquisse. A 656 millions d'euros, le chiffre d'affaires (CA) de la division dragage de Boskalis a déçu les attentes (consensus: 681 millions d'euros), contrairement au CA de la division offshore, longtemps le canard boiteux du groupe, qui, avec 600 millions d'euros, a largement dépassé les prévisions moyennes des analystes (543 millions d'euros), grâce au développement des parcs éoliens offshore. Ajoutons à cela les 79 millions d'euros provenant des activités de remorquage et de sauvetage, et le CA consolidé réalisé sur les six premiers mois atteint 1,32 milliard d'euros, contre 1,26 milliard d'euros au 1er semestre de 2020 (+4,6%) (consensus: 1,19 milliard d'euros). La rentabilité s'améliore aussi: le cash-flow opérationnel récurrent (Rebitda) a progressé de 10,8%, à 226 millions d'euros, soit 14% de plus que pronostiqué par les analystes. La direction vise au 2e semestre un Rebitda comparable et a relevé ses prévisions pour l'exercice: alors qu'elle attendait jusqu'ici un chiffre similaire à celui de 2020 (404 millions d'euros), elle escompte désormais 452 millions d'euros; les analystes tablaient sur 5% de moins (429 millions d'euros). Toujours attentivement scruté, le carnet de commandes est rassurant, voire enthousiasmant. Les commandes représentaient 5,31 milliards d'euros fin décembre 2020, puis ont atteint un record de 5,53 milliards d'euros au terme du premier semestre. Citons, parmi les transactions, le contrat sans précédent que le groupe a décroché pour le développement d'un deuxième aéroport dans la capitale philippine, Manille. Des chiffres réjouissants, donc. La croissance se poursuit. Boskalis affiche une très bonne santé financière, malgré la diminution de la trésorerie nette (de 439 millions d'euros fin décembre 2020 à 213 millions d'euros fin juin 2021) par suite de la hausse de l'enveloppe allouée aux investissements cette année (350 millions d'euros) et du paiement du dividende; le groupe conserve toutefois en caisse plus de 1,5 euro par action. L'actionnaire de Boskalis retiendra que la position financière de l'entreprise est excellente et que les perspectives, non seulement pour l'exercice 2021 mais aussi au-delà, compte tenu du carnet de commandes en constante augmentation, sont rassurantes. Selon nous, l'action est encore trop bon marché. Nous nous attendons à ce que le marché la réévalue dans les 12 à 18 mois. En 2010, elle se négociait à 2,3 fois la valeur comptable, contre 1,6 fois aujourd'hui. Elle reste à n'en point douter dans le portefeuille modèleConseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 27,98 eurosTicker: BOKA NACode ISIN: NL0000852580Marché: Euronext AmsterdamCapit. boursière: 3,71 milliards EURC/B 2020: 39C/B attendu 2021: 26Perf. cours sur 12 mois: +51%Perf. cours depuis le 01/01: +22%Rendement du dividende: 1,8%