En abandonnant la dénomination ThromboGenics au profit d'Oxurion, l'entreprise biotechnologique louvaniste a pris un nouveau départ. Depuis 2016, elle se concentre en majeure partie sur le développement d'un pipeline de molécules destinées au traitement de maladies oculaires liées au diabète. Mais le marché n'a jamais oublié l'échec cuisant que la biotech a essuyé avec son Jetrea, jusqu'à présent le seul médicament ophtalmique à avoir été commercialisé pour traiter l'adhérence vitréomaculaire. Qu'elle ait décidé de poursuivre la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie sous un nouveau nom n'apparaît que logique.
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En abandonnant la dénomination ThromboGenics au profit d'Oxurion, l'entreprise biotechnologique louvaniste a pris un nouveau départ. Depuis 2016, elle se concentre en majeure partie sur le développement d'un pipeline de molécules destinées au traitement de maladies oculaires liées au diabète. Mais le marché n'a jamais oublié l'échec cuisant que la biotech a essuyé avec son Jetrea, jusqu'à présent le seul médicament ophtalmique à avoir été commercialisé pour traiter l'adhérence vitréomaculaire. Qu'elle ait décidé de poursuivre la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie sous un nouveau nom n'apparaît que logique. Au terme du premier semestre, le chiffre d'affaires (CA) s'élevait à 3,8 millions d'euros. L'entreprise vise un CA annuel d'au moins 10 millions d'euros, et donc la rentabilité, à partir de 2020. Son pipeline de candidats médicaments contre les maladies oculaires causées par le diabète comprend trois molécules, dont le mécanisme d'action diffère, qui, espère-t-elle, constitueront une amélioration majeure et répondront à des besoins médicaux non satisfaits. Onxurious a enregistré d'importants progrès cliniques cette année. L'étude de phase I/IIa avec le THR-317 a livré de très bons résultats. La molécule agit sur le facteur de croissance placentaire; elle se destine aux individus présentant un oedème maculaire diabétique (OMD). Une étude de phase II a commencé en avril, dans le cadre de laquelle 72 sujets se sont vu administrer soit le THR-317 associé à l'anti-PLGF Lucentis (de Novartis), soit ce dernier seul. Les résultats seront dévoilés au troisième trimestre de 2019. Il est indispensable que des médicaments plus efficaces voient le jour pour cette indication, car 40% des sujets ne réagissent pas ou qu'insuffisamment au traitement anti-PLGF actuel. Le THR-149 est un inhibiteur de kallicréine plasmatique destiné aux personnes présentant un OMD. Une étude de phase I portant sur l'administration de cette molécule (évaluation du dosage) à des patients souffrant d'un OMD a commencé en septembre; les résultats seront connus durant l'été 2019. Le seul rival d'Onxurious dans ce segment est Kalvista Pharmaceuticals, qui en est à l'étude de phase II, dont les résultats sont attendus au deuxième semestre de 2019. Enfin, le THR-687, un inhibiteur d'intégrines prometteur, pourrait à terme soigner les personnes présentant une rétinopathie diabétique, couplée ou non à un OMD. Dans ce domaine, Allegro Ophtalmics (l'étude de phase II arrive à son terme) est également sur le coup. Les résultats de l'étude de phase I (évaluation du dosage) que conduit Oxurion avec le THR-687 sont attendus au troisième trimestre de 2019.Mais l'entreprise n'entend pas s'arrêter aux maladies de l'oeil précitées. Elle s'intéresse également à celles affectant l'arrière de l'oeil. Ainsi a-t-elle récemment lancé une étude de phase II avec le THR-317 pour l'indication télangiectasie maculaire de type 1, une pathologie rare qui peut mener à la cécité. Les résultats de cette étude sur 10 patients sont attendus à la mi-2019.De bonnes nouvelles peuvent par ailleurs provenir de sa coentreprise Oncurious, dont Oxurion détient 85% des actions. L'an prochain, l'on connaîtra les résultats de l'étude de phase I/IIa portant sur le TB-403; la molécule a été administrée à des enfants présentant un cancer du cerveau. L'on peut s'attendre à ce qu'une première preuve de concept soit livrée, fin 2019, parmi les cinq molécules de prochaine génération à l'étude en vue de traiter les tumeurs.Fin juin, Oxurion disposait de 101,4 millions d'euros de liquidités; de quoi poursuivre ses activités jusque fin 2022, à tout le moins. L'action de cette entreprise est réputée volatile. Elle a récemment dévissé au mépris des avancées cliniques annoncées. L'année 2019 sera cruciale, compte tenu du nombre de résultats attendus. La priorité, pour la direction d'Oxurion, est dès lors d'attirer l'attention des investisseurs institutionnels américains. Car elle envisage, en cas de preuve de concept, de conclure un partenariat ou de récolter des fonds supplémentaires. Conseil : acheterRisque : élevéRating :1CCours : 5,12 eurosTicker : OXUR BBCode ISIN : BE0974281132 Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 196 millions EURC/B 2017 : 8C/B attendu 2018 : -Perf. cours sur 12 mois : +19 %Perf. cours depuis le 01/01 : +51 %Rendement du dividende : -