Nous ne pouvons que déplorer l'évolution du cours de General Mills (ticker: GIS) ces dernières années. Si à l'été 2016, il avait atteint un sommet à près de 73 dollars, en mai dernier, le titre ne valait plus que 41 dollars. Depuis, il s'est redressé d'environ 15%, mais le cours demeure inférieur de plus de 30% au plus-haut évoqué.
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Nous ne pouvons que déplorer l'évolution du cours de General Mills (ticker: GIS) ces dernières années. Si à l'été 2016, il avait atteint un sommet à près de 73 dollars, en mai dernier, le titre ne valait plus que 41 dollars. Depuis, il s'est redressé d'environ 15%, mais le cours demeure inférieur de plus de 30% au plus-haut évoqué. General Mills a vu le jour à la fin du 19e siècle. En son temps, elle produisait des mélanges de céréales pour les boulangeries. Sa farine a été primée tellement souvent lors de concours qu'elle a été surnommée Gold Medal. Aujourd'hui, les produits de boulangerie ne représentent plus que 11% du chiffre d'affaires (CA) du groupe, celui-ci s'étant largement diversifié au fil des dernières décennies: les snacks s'adjugent 22%, les repas emballés 17%, les céréales 17% également, le yaourt 15%, les pâtes 11% et la crème glacée de qualité (Häagen-Dazs, entre autres), 5%. A la longue liste d'enseignes du groupe (Yoplait, Nature Valley, etc.) s'est ajoutée cette année The Blue Buffalo Co. , un acteur important (CA annuel de 1,3 milliard de dollars) du secteur de l'alimentation pour animaux. Il a été absorbé en avril pour huit milliards de dollars, un prix que les analystes ont estimé excessif. General Mills réalise près de 2/3 de son CA aux Etats-Unis. Comme d'autres géants du secteur, il voit son CA stagner. Au terme de l'exercice 2017-2018 (clos fin mai), celui-ci s'est élevé à 15,7 milliards de dollars, soit presque autant qu'un an plus tôt... et que les années précédentes. Le bénéfice par action continue pourtant de progresser, mais de plus en plus lentement. A l'exercice écoulé, il a augmenté de 1%, de 3,08 à 3,11 dollars. Le bénéfice opérationnel (Ebit) a, lui, reculé, et la marge d'Ebit s'est contractée de 18,1 à 17,2%. Le groupe a beaucoup investi ces dernières années dans l'innovation produits, en vue de contrer le repli du CA. Mais il recherche une croissance externe (cf. Blue Buffalo). Celle-ci devrait hisser le CA à 17,2 milliards de dollars, d'après les estimations moyennes, mais les analystes restent convaincus que le bénéfice par action stagnera à nouveau (à 3,05 dollars). Il n'empêche que General Mills devrait être capable de renouer avec la croissance du bénéfice au cours des prochaines années. Le titre est digne d'achat (rating: 1B), mais rien ne presse. L'idéal est d'acquérir ces actions graduellement.