La semaine dernière, nous avons présenté globalement notre stratégie d'investissement générale pour les 6 à 12 prochains mois. Nous avons souligné les difficultés que semble poser le retour à la normale de l'économie mondiale, malgré les efforts consentis sur le plan monétaire, et rappelé que le relèvement de taux avait encore été reporté. Craignant que ces éléments intensifient le climat d'incertitude des marchés financiers, nous souhaitons progressivement placer des accents plus défensifs au sein de notre portefeuille. Enfin, nous avons précisé que les prix conjoints des ac...

La semaine dernière, nous avons présenté globalement notre stratégie d'investissement générale pour les 6 à 12 prochains mois. Nous avons souligné les difficultés que semble poser le retour à la normale de l'économie mondiale, malgré les efforts consentis sur le plan monétaire, et rappelé que le relèvement de taux avait encore été reporté. Craignant que ces éléments intensifient le climat d'incertitude des marchés financiers, nous souhaitons progressivement placer des accents plus défensifs au sein de notre portefeuille. Enfin, nous avons précisé que les prix conjoints des actions, obligations et actifs immobiliers étaient proches de leur sommet historique. Ce seul élément incite à la prudence. A présent que le contexte a été mis à lumière, voici les volets sur lesquels nous espérons pouvoir placer nos accents (et ceux sur lesquels nous éviterons de le faire) au cours des prochains mois.Agriculture et métaux (précieux)Si, schématiquement, la croissance est le paramètre qui pose problème, la hausse boursière ne sera maintenue que si les résultats des entreprises restent solides. Ce qui explique l'année boursière 2015 difficile à Wall Street. Les niveaux d'indices inférieurs sont liés aux prévisions de bénéfice inférieures. Hélas, les prévisions de bénéfices ont également été revues une nouvelle fois à la baisse pour l'année prochaine. Ce n'est pour l'heure que le report du prochain relèvement de taux américain qui soutient la hausse des Bourses occidentales. Le choix du bon père de famille doit dès lors davantage se porter sur les actions à dividendes stables que sur les actions de croissance (coûteuses). Les accents spécifiques que nous souhaitons placer à court terme se concentrent sur l'agriculture et les métaux précieux. Ces deux secteurs sont complètement " out " mais nous semblent mûrs pour un come-back. Pour l'agriculture, le point d'inflexion prendra la forme d'un phénomène climatique : El Nino. Les prévisions en la matière sont de plus en plus inquiétantes et la probabilité est réelle que le marché sous-estime ses retombées sur les récoltes hivernales et estivales 2016. Vous lirez de quelle manière nous comptons y réagir dans notre rubrique Portefeuille.En outre, l'or a longtemps souffert de l'imminence d'un relèvement de taux américain. A présent que celui-ci a été reporté, le métal jaune brille à nouveau. Les actions minières, sévèrement sanctionnées (-85% en moyenne depuis 2011), revivent. Nous pensons qu'un revirement fondamental est en train de se produire dans le secteur. Ce qui n'est pas encore le cas du secteur des métaux de base. Nous souhaitons donc de plus en plus glisser des métaux de base vers les métaux précieux. Pour le reste, nous placerons également des accents de plus en plus défensifs, ce qui impliquera la constitution d'une trésorerie mieux garnie et ce, à mesure que le mouvement de redressement montrera des signes de faiblesse.