Au début de chaque trimestre, nous avons l'habitude de refaire le point sur notre stratégie d'investissement applicable à tous les actifs. Ces derniers mois, les prévisions de croissance de l'économie mondiale ont été revues à la baisse. Hélas, ces ajustements sont devenus monnaie courante ces dernières années. Ces révisions sont d'autant plus déconcertantes que plusieurs milliers de milliards ont été injectés par les principales banques centrales du monde dans l'économie (QE), sans se traduire par un retour à la normale de la croissance. Ce...

Au début de chaque trimestre, nous avons l'habitude de refaire le point sur notre stratégie d'investissement applicable à tous les actifs. Ces derniers mois, les prévisions de croissance de l'économie mondiale ont été revues à la baisse. Hélas, ces ajustements sont devenus monnaie courante ces dernières années. Ces révisions sont d'autant plus déconcertantes que plusieurs milliers de milliards ont été injectés par les principales banques centrales du monde dans l'économie (QE), sans se traduire par un retour à la normale de la croissance. Ce qui suggère que de (trop !) nombreux éléments structurels demeurent présents, qui freinent la croissance. La très lourde charge de la dette des Etats et la nouvelle accumulation de dettes par les entreprises constituent pour sûr deux freins importants. La confiance limitée dans l'avenir des chefs d'entreprise et des consommateurs, la remise en question de la payabilité des pensions dans le monde occidental, la surcapacité de production, etc., sont autant d'éléments de réponse. Deux autres facteurs doivent être pris en compte pour juger de l'évolution des marchés financiers. Le fait que les craintes d'un ralentissement de la croissance se concentrent principalement sur la Chine. Et l'impression que nous avons que la confiance dans les banques centrales s'est détériorée. Leur efficacité est remise en question.Approche concrèteVu l'incertitude accrue, il convient de tenir compte d'une volatilité accrue - des mouvements d'une plus grande amplitude sur les marchés - et donc de placer progressivement des accents plus défensifs au sein du portefeuille.Actions: le mouvement de redressement s'est amorcé. Il serait judicieux de l'exploiter dans les prochains mois et semaines afin d'alléger progressivement les positions en actions. Les actions à dividendes, défensives et stables, sont à préférer aux valeurs de croissance coûteuses. Les réactions de cours à l'abaissement des prévisions de croissance d'EVS et de Fagron sont éloquentes à cet égard.Obligations: mieux vaut éviter les emprunts (d'entreprises) de moindre qualité dans la quête de rendement. La qualité et la négociabilité doivent être les atouts principaux. Outre une diversification des échéances, bien entendu.Liquidités: peuvent progressivement être à nouveau renforcées pour pouvoir profiter des opportunités que les marchés financiers, nerveux, offriront sans aucun doute en 2016.Immobilier: pour l'heure, un paramètre stable dans un contexte de taux faibles appelé à persister.Matières premières: l'incertitude accrue ne sert pas les intérêts du secteur des métaux de base mais constitue une évolution favorable pour le cours de l'or. Nous pensons qu'il sera bientôt temps de renforcer les positions en or.