Même si la fin de l'année dernière était très impressionnante, notamment parce que l'action figurait sur de nombreuses listes de favoris, nous pouvons difficilement nier que l'évolution du cours de l'entreprise biotechnologique gantoise Ablynx cette année a déçu jusqu'à présent. " Jusqu'à présent ", car nous avons également toujours indiqué que beaucoup, sinon tout, dépendrait cette année de la décision que prendra - en principe, en novembre ou décembre - AbbVie, le partenaire d'Ablynx, concernant la prise en licence ou non de Vobarilizumab,un médicament contre le rhumatisme. Les deux études de phase IIb sur le rhumatisme publiées l'été dernier faisaient état de très bons résultats en matière d'efficacité pour cet anti-rhumatismes, mais en raison du fait que les patients qui s'étaient vu administrer du placebo avaient obtenu des résultats meilleurs que prévu dans le degré d'action le plus bas (ACR20), certains analystes ont affirmé que la prob...

Même si la fin de l'année dernière était très impressionnante, notamment parce que l'action figurait sur de nombreuses listes de favoris, nous pouvons difficilement nier que l'évolution du cours de l'entreprise biotechnologique gantoise Ablynx cette année a déçu jusqu'à présent. " Jusqu'à présent ", car nous avons également toujours indiqué que beaucoup, sinon tout, dépendrait cette année de la décision que prendra - en principe, en novembre ou décembre - AbbVie, le partenaire d'Ablynx, concernant la prise en licence ou non de Vobarilizumab,un médicament contre le rhumatisme. Les deux études de phase IIb sur le rhumatisme publiées l'été dernier faisaient état de très bons résultats en matière d'efficacité pour cet anti-rhumatismes, mais en raison du fait que les patients qui s'étaient vu administrer du placebo avaient obtenu des résultats meilleurs que prévu dans le degré d'action le plus bas (ACR20), certains analystes ont affirmé que la probabilité d'une décision positive d'AbbVie avait diminué. Pourtant, Vobarilizumab s'est montré beaucoup plus performant que le placebo dans les degrés d'action pertinents (car plus élevés, comme l'ACR50, l'ACR70) et moins subjectif sur le score DAS28. Mais le mal avait été fait, car la position de trésorerie de 289millions EUR à fin juin et la capitalisation de marché actuelle de quelque 700millions EUR démontrent clairement que le marché s'attend d'une part à ce qu'AbbVie ne prenne pas le médicament en licence, et d'autre part à ce qu'Ablynx ne trouve pas de nouveau partenaire. Nous envisageons dès lors deux scénarios pour le court terme. Soit AbbVie prend Vobarilizumab en licence, avec un paiement d'étape de 75millions USD, auquel cas nous prévoyons un bond de l'action de plusieurs dizaines de pour cent. Soit l'action poursuit encore sa glissade, et nous n'excluons pas, dans ce cas, un recul sous les 10EUR _ lequel constituerait une opportunité d'achat unique, car Ablynx ne se résume naturellement pas à Vobarilizumab. Nous estimons la seule valeur actuelle de Caplacizumab, un médicament contre les hémopathies en phase III, à au moins 6EUR par action. Ce produit devrait être lancé sur le marché européen à partir du deuxième semestre 2018, et relevons que l'étude de phase III se déroule très bien puisque Ablynx a signalé fin août que le nombre de patients recrutés avait été étendu de 40unités à 132patients, toujours avec des résultats prévus pour fin 2017. Ajoutons que la position de trésorerie de 4,7EUR par action permet à Ablynx de développer un pipeline étendu de plus de 45programmes, dont huit sont en phase d'étude clinique. Nous maintenons donc notre choix, mais comme pour toute action biotechnologique, le risque reste bien entendu supérieur à la moyenne (1C). La protection du portefeuille modèle nous a été très utile durant le difficile premier semestre, et nous l'avons effectivement abandonnée cet été. Nous sommes en effet devenus plus optimistes après que Wall Street a atteint de nouveaux records, alors que le plancher de février tenait en Europe en dépit de la fâcheuse nouvelle du Brexit. Pour l'instant, nous n'avons aucune intention de constituer une nouvelle protection. Mais c'est un aspect que nous évaluons régulièrement dans la gestion du portefeuille modèle. Une nouvelle détérioration de la situation de la Deutsche Bank pourrait par exemple changer la donne.Le message modéré de la Federal Reserve la semaine dernière a redonné un peu de répit au marché. Nous nous trouvons dans un scénario de croissance modérée, trop faible pour inciter les banques centrales à mettre en oeuvre une politique de taux plus souple et trop peu robuste pour permettre aux entreprises de présenter de bons résultats. Il est cependant clair que le thème de la protection refera surface à l'approche de 2017. La hausse amorcée en mars 2009 fait des heures supplémentaires depuis longtemps, et ne se poursuit que par la grâce de la politique historiquement souple des banques centrales et d'une croissance suffisante. La réaction du marché au ton trop agressif de la Banque centrale américaine à la fin de l'an dernier, qui envisageait quatre autres relèvements pour 2016 après le premier relèvement historique des taux de décembre, a valeur d'avertissement: la confiance dans les banques centrales est érodée. De plus, l'économie mondiale, y compris l'américaine, est en phase de ralentissement. Les taux de croissance décevants, associés aux doutes concernant l'inflation et la politique de taux, pèsent sur le redressement boursier. En ce sens, vous pouvez certainement acheter un tracker short sur l'Eurostoxx50 si vous le souhaitez. Comme dans le cas d'une assurance ordinaire, vous paierez une prime, sachant que le tracker vous coûtera de l'argent (du rendement) en cas de hausse des Bourses.