La hausse a commencé début février lorsqu'Ablynx a annoncé un deuxième accord de coopération avec le groupe américain Merck & Co. Merck poursuit ainsi la collaboration commencée en 2012, ce qui constitue une nouvelle reconnaissance de la technologie des nanocorps. Le contrat vise la découverte et le développement de plusieurs nanocorps contre certaines protéines - les modulateurs des points de contrôle immunologiques - qui sont des cibles possibles pour les immunothérapies contre le cancer. Il s'agit d'une nouvelle approche de la lutte contre le cancer qui consiste à réactiver le système immunitaire naturel par modulation de protéines afin de lutter contre les cellules cancéreuses. Ces dernières utilisent ces protéines pour se cacher du système immunitaire. L'immunothérapie est considérée comme the next big thing dans la lutte contre le cancer avec un potentiel de marché estimé entre 30 et 35 milliards USD d'ici à 2025. Bristol-Meyers Squibb a commercialisé un premier produit dans ce segment avec l'Yervoy (pic...

La hausse a commencé début février lorsqu'Ablynx a annoncé un deuxième accord de coopération avec le groupe américain Merck & Co. Merck poursuit ainsi la collaboration commencée en 2012, ce qui constitue une nouvelle reconnaissance de la technologie des nanocorps. Le contrat vise la découverte et le développement de plusieurs nanocorps contre certaines protéines - les modulateurs des points de contrôle immunologiques - qui sont des cibles possibles pour les immunothérapies contre le cancer. Il s'agit d'une nouvelle approche de la lutte contre le cancer qui consiste à réactiver le système immunitaire naturel par modulation de protéines afin de lutter contre les cellules cancéreuses. Ces dernières utilisent ces protéines pour se cacher du système immunitaire. L'immunothérapie est considérée comme the next big thing dans la lutte contre le cancer avec un potentiel de marché estimé entre 30 et 35 milliards USD d'ici à 2025. Bristol-Meyers Squibb a commercialisé un premier produit dans ce segment avec l'Yervoy (pic des ventes attendu de 6 milliards USD) et Merck espère avoir son premier produit sur le marché en 2015. En outre, Roche, Astra Zeneca et Novartis sont également actifs sur ce marché. Ablynx recevra un paiement d'avance de 20 millions EUR et les frais de recherche seront payés par Merck pendant les trois premières années. Les prochains paiements d'étapes pourront atteindre 1,7 milliard EUR, auxquels s'ajouteront des royalties. Nous retiendrons des résultats annuels une preuve de concept préclinique pour le nanocorps anti-RSV ALX-0171 dans un modèle d'expérimentation animale sur des agneaux nouveau-nés. C'est le premier nanocorps inhalé, développé pour lutter contre les infections pulmonaires causées par le RSV chez les jeunes enfants. Nous aurons droit aux résultats de deux études de phases I au 2e trimestre 2014, puis au démarrage d'une étude de phase II sur les enfants avant la fin de l'année. Moins bonne nouvelle : le développement du nanocorps anti-IgE ALX-0962 (contre les formes graves d'asthme) a été arrêté après qu'une étude préclinique n'a pas démontré d'amélioration significative par rapport à la médication existante. Ablynx devrait publier en juin prochain les résultats de l'étude de phase II du nanocorps anti-vWF caplacizumab pour le traitement de la TTP, une maladie du sang à risque vital. Les résultats des études de phase I de trois autres nanocorps développés en partenariat suivront normalement 2014 : l'ALX-0761 (Merck Sereno; maladies inflammatoires), le BI 1034020 (Boehringer Ingelheim; Alzheimer) et l'ALX-0061 (AbbVie; rhumatisme, lupus). Avec 200 millions EUR (4,1 EUR par action) de liquidités fin décembre 2013 et une consommation nette de liquidités attendue de 30 à 35 millions EUR en 2014, Ablynx dispose d'un matelas très confortable pour poursuivre le développement de son pipeline. La revalorisation de l'action - après la sortie des investisseurs initiaux 2013 - commence à se dessiner, mais le chemin est encore long. Des contrecoups intermédiaires sont toutefois possibles. Digne d'achat (1C). Je ne parviens pas à retrouver votre article précédent sur Uranium Participation Corp. Pouvez-vous faire le point sur l'entreprise à l'occasion de l'ordre d'achat pour le portefeuille modèle ? Nous avons analysé en profondeur Uranium Participation Corp. (UPC) début 2014 (voir IB-3B). Cette entreprise fondée en 2005 a pour but de créer de la valeur ajoutée par des investissements à long terme dans l'uranium physique. L'encre de l'article n'était pas encore sèche qu'UPC annonçait une augmentation de capital de 57,6 millions CAD par l'émission de 10,5 millions (soit 9,9% de plus) d'actions à 5,47 CAD par action. L'entreprise consacrera ces fonds à des achats d'uranium physique et croit donc en un redressement du cours de l'uranium - il a diminué de moitié depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 pour chuter à 35 USD la livre. Le prix actuel est cependant nettement trop bas pour démarrer de nouveaux projets de manière rentable alors que les annonces de report ou de suppression de projets se multiplient. L'acteur d'envergure mondiale Cameco a récemment abandonné son ambition d'accroître sa production de 50% d'ici à 2018. La demande d'uranium va cependant progressivement augmenter au cours de la décennie puisque le nombre de centrales nucléaires actives passera de 433 aujourd'hui à 526 en 2023. La situation fondamentale de l'offre et de la demande sur le marché de l'uranium risque de se tendre au cours de la décennie à venir. D'autant que l'offre secondaire provenant de l'accord de désarmement nucléaire entre les Etats-Unis et la Russie s'est tarie l'an dernier. Le cours de l'uranium a atteint son plancher au cours du dernier semestre et on attend un déclencheur pour redynamiser le marché. Selon nous, le rebond pourrait intervenir lorsque le Japon décidera - plus tard dans l'année - de redémarrer une partie de ses centrales nucléaires. Après le beau bénéfice réalisé sur Areva, nous voulons miser sur ce redressement par le biais d'un investissement dans UPC, avec un risque de baisse réduit. Digne d'achat (1C).