Si le mois de septembre a été le moins bon de l'année en cours, le mois d'octobre qui se termine aura été le plus dangereux de l'année. Octobre est déjà entré dans l'Histoire boursière en raison du krach de 1929 et du "Black Monday" de 1987. Le 19 octobre 1987, il y a 30 ans précisément, l'indice Dow Jones (qui était encore l'indice mondial prédominant ; aujourd'hui, c'est le Standard&Poor's 500) perdait 22,6%, en principe la plus lourde chute journalière enregistrée sur la Bourse américaine. "En principe", parce que l'une des conséquences de cette p...

Si le mois de septembre a été le moins bon de l'année en cours, le mois d'octobre qui se termine aura été le plus dangereux de l'année. Octobre est déjà entré dans l'Histoire boursière en raison du krach de 1929 et du "Black Monday" de 1987. Le 19 octobre 1987, il y a 30 ans précisément, l'indice Dow Jones (qui était encore l'indice mondial prédominant ; aujourd'hui, c'est le Standard&Poor's 500) perdait 22,6%, en principe la plus lourde chute journalière enregistrée sur la Bourse américaine. "En principe", parce que l'une des conséquences de cette perte colossale est que les autorités boursières ont pris des mesures pour éviter une réédition. Elles ont imaginé les "circuit breakers", qui suspendent les échanges temporairement (durant au moins 15 minutes) dès lors qu'un repli dépasse les 10%. Les investisseurs pris de panique peuvent, pendant cette 'pause', retrouver leurs esprits tandis que d'autres intervenants oeuvrent à soutenir le marché. Avant l'effondrement d'octobre 1987, les marchés boursiers avaient connu une ascension de cinq années consécutives et le marché boursier était très (excessivement) optimiste. On parle plus volontiers d'un accident de parcours, en 1987, car les programmes de ventes automatisées, par exemple, n'existaient pas depuis très longtemps. Dans une perspective historique, ce ne fut qu'une légère oscillation.La question qui taraude nos lecteurs, pour l'heure, concerne le moment précis auquel interviendra la correction que nous annonçons depuis de nombreuses semaines. Cette interrogation n'est pas dénuée de sens, dans la mesure où, effectivement, nous l'anticipions cet été déjà, et nous avons, en portefeuille modèle, accumulé une position liquide pour pouvoir en profiter, le moment venu. Heureusement, dans les thèmes Énergie et Biotechnologie, nos valeurs continuent de très bien se comporter, ce qui nous permet de suivre la hausse boursière généralisée malgré ce " handicap ". Il est clair, aujourd'hui, que nous avions prévu trop tôt un repli modéré (de 5 à 7%) des marchés.Pour autant, nous n'en démordons pas. Une correction devrait bel et bien intervenir, mais probablement au début de l'année prochaine. Fondamentalement, à l'instar d'autres actifs financiers, les actions présentent une valorisation nettement supérieure à leur moyenne historique ; elles sont chères. En outre, les indicateurs de marché suggèrent toujours que les Bourses sont surachetées et les indicateurs sous-jacents trahissent des évolutions divergentes. Cela dit, nous n'anticipons pas de krach à proprement parler. Pour cela, il faudrait que la tendance monétaire soit haussière, et ce n'est pas encore le cas. Ce que nous attendons à brève échéance n'est autre qu'un repli sain. C'est pourquoi nous conservons une position liquide abondante.