Comme si l'inflation ne suffisait pas, les tensions géopolitiques s'intensifient, ce qui met les nerfs des investisseurs à rude épreuve. Le climat s'est considérablement dégradé depuis janvier - le contraste avec l'excellente année que fut 2021 pourrait difficilement être plus grand. Il est désormais permis d'affirmer que les marchés boursiers ont très mal entamé 2022; la plupart des indices sont dans le rouge depuis plusieurs semaines et le Nasdaq a même reculé de 10% depuis le nouvel an.
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Comme si l'inflation ne suffisait pas, les tensions géopolitiques s'intensifient, ce qui met les nerfs des investisseurs à rude épreuve. Le climat s'est considérablement dégradé depuis janvier - le contraste avec l'excellente année que fut 2021 pourrait difficilement être plus grand. Il est désormais permis d'affirmer que les marchés boursiers ont très mal entamé 2022; la plupart des indices sont dans le rouge depuis plusieurs semaines et le Nasdaq a même reculé de 10% depuis le nouvel an.L'histoire des marchés révèle l'extrême sensibilité des investisseurs aux tensions géopolitiques; justement, les médias, à force de taper sur le clou, nous soumettent à une véritable épreuve psychologique. Or investir en actions ne se limite pas à tenir compte de l'ensemble des aspects fondamentaux: plus les mauvaises nouvelles affluent et plus longtemps les indices s'installent en territoire négatif, plus il devient difficile de réfléchir rationnellement. Une réaction excessive de la part des investisseurs n'est donc pas à exclure, surtout si une guerre éclate. Lors de la guerre de Crimée, en 2014, les émotions ont pris le dessus, faisant plonger les Bourses et en particulier, les Bourses européennes. Nous avions prévenu en décembre que 2022 serait une année beaucoup plus volatile et qu'une sévère correction était sans doute imminente. Aucun recul net et durable n'a été observé l'an passé, où seul septembre fut médiocre. Nous sommes à présent très logiquement confrontés au pire ralentissement constaté depuis mars 2020, quand la pandémie a éclaté. Une inflation persistante combinée à des menaces de guerre est une situation très inconfortable pour l'investisseur.Nous nous voulons toutefois rassurants: comme lors de toutes les corrections précédentes, la tendance devrait rester intacte. La hausse séculaire que connaît Wall Street depuis 2009 n'est pas encore terminée. Mais le sommet approche, si bien que les mouvements haussiers ne devraient plus être extrêmement nombreux. Profitons-en donc, en étant à l'affût de la meilleure fenêtre d'entrée depuis mars 2020.Malgré son faux départ, l'année pourrait être un grand, voire un très grand cru. Il est fort probable que le prochain plancher marquera également l'étiage de la plupart des indices, ce qui devrait être de nature à rassurer les investisseurs. Porté par ce mouvement haussier, l'indice Standard & Poor's 500 pourrait aller flirter avec les 5.500 points, soit un potentiel de hausse de 25% à 30%. Mais tout ne se concentrera peut-être pas sur 2022.Transposé au portefeuille modèle, cela signifie que nous allons pouvoir affecter notre abondante trésorerie au rachat des positions partiellement ou totalement vendues (AvH, ASML, LVMH, etc.), mais aussi à l'intégration de certains des candidats que nous vous avons présentés (Samsung Electronics, Unilever et Universal Music Group, pour ne citer qu'eux).