Au risque de surprendre, nous nous déclarons satisfaits des performances des actions des biotechs belges l'an passé. C'est vrai, Galapagos a chuté de 57%. Mais nous relevons aussi de jolis parcours. Avec une envolée de 68%, argenx est à nouveau le grand gagnant de l'indice Bel 20.
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Au risque de surprendre, nous nous déclarons satisfaits des performances des actions des biotechs belges l'an passé. C'est vrai, Galapagos a chuté de 57%. Mais nous relevons aussi de jolis parcours. Avec une envolée de 68%, argenx est à nouveau le grand gagnant de l'indice Bel 20.Au-delà des frontières, nous applaudissons à la performance de Sequana Medical, qui achève l'exercice sur un bond de 88%. Les biotechs cotées sur Euronext Bruxelles ont accusé un repli de 3% en moyenne; ce n'est certes pas extraordinaire, mais il convient de rappeler que l'indice de référence belge cède, lui, 8%. Malgré Galapagos, et grâce aux poids lourds que sont argenx et Sequana Medical, les actions biotechnologiques cotées sur Euronext Bruxelles et contenues dans le portefeuille modèle ont progressé de 5,5% (de 10,2%, même, si l'on tient compte des achats et des ventes). Nous ne sommes donc pas mécontents des résultats obtenus, même si le secteur se serait distingué davantage encore si la FDA avait approuvé le filgotinib (Jyseleca).La chute de l'action Galapagos a incité la presse financière à rappeler à quel point il est risqué d'investir dans le secteur. Ce que ces commentaires ont souvent oublié de préciser, c'est que le potentiel est de loin supérieur à la moyenne. Les Belges, en particulier, devraient chérir bien davantage les biotechs: le pays est numéro un mondial dans ce domaine et s'il doit accueillir de nouvelles entreprises cotées valant des milliards, ce seront plus que probablement des entreprises actives dans cette branche; or les groupes technologiques recelant un potentiel de plusieurs milliards cotés à Bruxelles ne sont pas suffisamment nombreux que pour être boudés. Le parcours d'argenx, dont la capitalisation boursière est passée de quelques centaines de millions à 11 milliards d'euros, le démontre: six ans ont suffi à ce porte-drapeau de la biotechnologie belge pour devenir la cinquième capitalisation sur Euronext Bruxelles, devant une valeur historique comme Solvay.A moins d'un contretemps, argenx devrait mettre, avec l'efgartigimod (ARGX-113; traitement de la myasthénie, ou rupture de la jonction neuro-musculaire), un premier médicament sur le marché en 2021. L'année sera de toute façon passionnante pour le secteur car les nouvelles, bonnes et mauvaises, devraient pleuvoir. Qui veut investir dans les biotechs doit certes respecter un certain nombre de règles. Il faut commencer par disposer d'un horizon long, de cinq ans au moins; il faut également répartir l'investissement entre plusieurs sociétés, garder un oeil sur les positions de trésorerie et ne pas vendre au premier bond, fût-il extraordinaire, du cours. Avec une telle politique, les gagnants feront oublier les perdants. Pour nous, la voie est toute tracée.